5 avril 2018
Chevrolet Malibu Redline : la remplaçante
Par: Marc Bouchard

Je reviens tout juste du Salon de l’auto de New York où je me suis rendu en voiture il y a quelques jours. Au départ, je devais m’y rendre au volant d’une voiture de luxe. Puis, les aléas (et des réservations mal faites) étant ce qu’ils sont, je me suis retrouvé au volant d’une remplaçante : la Chevrolet Malibu Redline.

Ne vous laissez cependant pas impressionner par le nom. Alors que Redline s’attachait aux voitures de performance sous d’autres déclinaisons, chez la défunte Saturn notamment, elle n’est plus aujourd’hui qu’une affaire de style. La Malibu ne subit en effet aucune modification mécanique. Elle est, en revanche, dotée de quelques éléments de style, notamment des roues sport et une calandre noire et quelques appliques supplémentaires, ce lui donne une allure plus agressive. Mais on parle seulement d’allure.

Car mécaniquement, la Chevrolet Malibu Redline n’a qu’une seule motorisation, la même que les versions de base : un moteur 1,5 litre turbo Ecotec de 160 chevaux et 180 livres-pied de couple. En termes clairs, en raison du poids et de la taille du véhicule, il n’est certainement pas le plus nerveux, mais il répond tout de même avec aisance aux sollicitations de l’accélérateur, ce qui, dans les rues de New York bondées, est parfois un avantage indéniable.

Autre avantage que j’ai apprécié, c’est l’économie de carburant. Toute la randonnée entre mon domicile et la Grosse Pomme s’est effectuée sans prendre de précautions particulières en matière d’économie. J’ai tout de même réussi à maintenir une consommation de 7,6 litres aux 100 kilomètres en moyenne, ce qui, pour une berline de cette taille, est plus que respectable.

Parlons taille

La Chevrolet Malibu est imposante. Sa silhouette et sa ligne de toit plongeante donnent la sensation d’une voiture d’une longueur impressionnante, ce qui n’est pas totalement faux puisque, depuis l’ancienne génération, elle ajoute 100 mm à son empattement. Le résultat est un espace pour les passagers plus que suffisant et un espace de chargement qui s’y ajoute, tout aussi imposant. Imaginez, Chérie m’accompagnant à New York n’a pas réussi à remplir le coffre au complet, malgré d’intenses séances de magasinage. Ça relève de l’exploit. Bon, elle n’a pas acheté tant que cela, n’empêche que le coffre de la Malibu lui aurait permis pas mal plus de folies.

Dans l’habitacle, le bémol, c’est l’absence de certains éléments de confort comme les sièges chauffants. Oui, les sièges sont en tissu, mais en général, ce genre de berline, surtout en édition spéciale, offre tout le confort possible. Il faut cependant admettre que les sièges sont confortables et les commandes ergonomiques.

Bon mot aussi pour le système multimédia qui a permis de couvrir nos voix harmonieuses chantant tout au long de la route vers New York, d’y diffuser notre musique sans difficulté à travers ses haut-parleurs et même de brancher nos téléphones aux services wifi de la voiture (pour lequel il faut cependant souscrire un abonnement).

Heureusement d’ailleurs puisque c’est notre téléphone qui nous a servi de GPS. La Chevrolet Malibu est dotée du système OnStar, ce qui s’avère plutôt difficile d’usage. Pour obtenir un itinéraire, il faut communiquer avec les préposés (en anglais, à moins que vous ne soyez doté d’une patience angélique) et ils téléchargeront à bord les indications. Mais ne cherchez pas de carte complète : vous n’aurez que les indications virage par virage, sans idée du déroulement complet du voyage, ce qui peut s’avérer parfois complexe et moins agréable à suivre.

Nous avons mis environ sept heures à nous rendre à New York (avec un petit arrêt pour le lunch dans un resto de BBQ dont je vous reparlerai un autre jour). Nous avons effectué plusieurs randonnées dans le trafic de la ville, incluant un passage à Coney Island malgré le trafic. Puis, nous avons pris la route du retour, un autre sept heures.

Pourtant, malgré ces longues heures et oui, un peu de douleurs à nos dos vieillissants, il faut bien dire que la Malibu a bien fait son travail. Elle s’est avérée silencieuse, économique et spacieuse, et a tout à fait rempli sa mission de remplaçante. J’avoue avoir sous-estimé cette intermédiaire dans mes jugements précédents. Et c’est bien dommage, car malgré quelques défauts, elle se défend avec vigueur dans un créneau pourtant compétitif.

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