24 novembre 2015
Centre aquatique: pas de référendum, mais Belœil veut écouter
Par: L'Oeil Régional
La mairesse de Belœil, Diane Lavoie

La mairesse de Belœil, Diane Lavoie

MUNICIPAL. La mairesse de Belœil, Diane Lavoie, ferme la porte à un référendum sur le projet de construction du centre aquatique. Elle veut plutôt prendre le temps d’écouter la population au cours du printemps tout en conservant le même projet.

«Je vous confirme que Belœil ne tiendra pas de référendum portant sur l’approbation du règlement d’emprunt envisagé»,  a annoncé Mme Lavoie, lundi soir à la séance du conseil municipal.

En octobre, 1228 citoyens se sont opposés par registre au règlement d’emprunt de 13,5 M$ en vue de financer la construction de la piscine semi-olympique. Ayant atteint le nombre requis de signatures, le projet s’est vu bloquer et la Ville avait le choix d’aller en référendum.

La mairesse explique son refus d’aller en référendum en raison de deux inconvénients. «La tenue de la période référendaire, à cause de la Loi, devrait nécessairement chevaucher la période des Fêtes, ce qui n’est pas souhaitable. D’autre part, les coûts d’un scrutin de la sorte s’élèvent à 140 000 $ qu’il nous aurait fallu assumer, ce que nous préférons éviter.»

Le même projet

Le projet d’un centre aquatique reste dans les plans, mais son ouverture est reportée au printemps ou à l’été 2018. «Le conseil désire donc mettre à profit ce délai pour donner plus d’information et répondre aux interrogations des citoyens», déclare la mairesse.

Elle informe vouloir tenir une ou des journées spéciales de rencontres et d’échanges avec la population «pour donner l’heure juste et permettre que la décision finale soit prise à partir des faits et des chiffres réels».

Mme Lavoie confirme donc vouloir présenter à la population le même projet qu’exposé en septembre. Toutefois, selon la loi, le prochain règlement d’emprunt devra être différent, précise-t-elle.

La Ville poursuit les démarches pour des ententes avec les municipalités avoisinantes et elle est toujours en attente d’une réponse pour une subvention du gouvernement. «Il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver qui va faire en sorte qu’on va présenter un nouveau règlement d’emprunt», a expliqué la mairesse.

Pour sa part, le chef du Parti des citoyens de Belœil, Rémi Landry, s’est dit content de la décision de ne pas tenir de référendum. Il est toutefois déçu de voir le conseil municipal s’entêter à présenter le même projet. «C’est peut-être le meilleur projet, mais ce n’est peut-être pas le projet dont les gens ont besoin.»

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