26 septembre 2018
Cédric G.-Ducharme, un adepte assumé de la culture geek
Par: Denis Bélanger

Cédric G-Ducharme aime gagner aux Jeux de société. Mais au premier tour de Telestrations, il n’avait marqué aucun point.

Cédric G.-Ducharme devant la collection de jeux de société de l’un de ses amis. Photo: Martin Lacasse

Le candidat péquiste dans Borduas, Cédric Gagnon-Ducharme, ne fait aucune cachette. Tout comme son cercle d’amis, il se définit sans gêne comme un geek. Leurs champs d’intérêt communs amènent l’aspirant député et ses amis à se réunir régulièrement pour jouer à des jeux de société. Une tradition qu’il honore même en période électorale.

L’Œil Régional a lancé la même invitation aux candidats des quatre principaux partis politiques de Borduas; ils devaient, en une heure, nous en faire connaître un peu plus sur la personne derrière le candidat. Les candidats étaient libres de choisir l’endroit, le moment et le sujet qu’ils souhaitaient aborder, à condition de mettre la politique de côté. Le jumelage entre les candidats et les journalistes a été fait au hasard.

Cette passion pour les jeux remonte à son adolescence, alors que M. G.-Ducharme et ses comparses jouaient à des jeux de rôle comme Donjons et Dragons. Au fil des années, malgré la carrière et leur famille, la bande réussit à organiser régulièrement des soirées de jeux de société. Il leur arrive parfois aussi de prendre part à des jeux d’évasions.

Le groupe d’amis a l’embarras du choix de jeux. L’hôte de la soirée organisée lors de la venue du journaliste a une collection garnie de jeux. Le jeu Telestrations a été retenu pour la soirée, qui est en fait basé sur le principe du téléphone arabe, mais en format dessins. Si le plaisir est la raison principale des réunions, la soif de victoire est présente chez Cédric G.-Ducharme, qui reconnaît avoir un esprit compétitif dans toutes les sphères de sa vie. Il demande toujours comment le jeu se gagne. «Il y a toujours une twist quelque part dans un jeu», dit-il.
Outre les jeux de société, l’Hilairemontais est aussi un adepte de la science-fiction, du fantastique et des jeux vidéo. Pendant la soirée, les joueurs n’hésitent pas à se lancer

des références aux jeux vidéo Zelda ou au Seigneur des anneaux. La découverte des œuvres de Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux, a changé sa vie. Il a aussi un penchant pour les superhéros et a d’ailleurs assisté une fois à l’événement Comicon. Bien qu’il choisirait volontiers d’écouter d’abord un film inspiré d’un récit de superhéros en ce temps chargé de campagne électorale, il est aussi un grand amateur de cinéma de répertoire. Lorsqu’il demeurait à Montréal, il fréquentait régulièrement la Boîte noire, le repaire par excellence des cinéphiles, qui a fermé ses portes. «J’aime ça regarder des films où il y a un effort, notamment au jeu de la caméra. Je n’embarque pas dans les comédies québécoises», ajoute l’Hilairemontais qui est également un adepte des séries réalisées par Podz, qui est notamment derrière 19-2.

Un homme de mots et de lettres
Cédric G.-Ducharme se passionne aussi énormément pour la littérature. Il a un grand intérêt pour la poésie, talent qu’il avait même partagé cette journée-là avec deux citoyennes lors d’une activité en récitant un poème. «Mon maître à penser est Baudelaire. J’aime aussi Émile Nelligan qui est à mon avis le fils de Baudelaire. J’ai fait aussi des slams, étant un amateur de rap qui est aussi de la poésie.»

Il adore aussi dévorer des bouquins, habitude qu’il a adoptée jeune alors que sa mère l’amenait à la bibliothèque. Ces derniers temps, il a lu des écrits entre autres de Robert Burns et de Mathieu Bock-Côté.
Cet avocat de formation qui s’efforce de rédiger la majorité de ses discours admet qu’il avait réfléchi un jour de gagner sa vie grâce à sa plume. «Je suis un amoureux des mots, je voulais au départ faire autre chose que le droit. J’ai même pensé être journaliste. Les mots sont des outils de changements sociaux et des vecteurs de la pensée.»

Un voyage qui a changé sa vie
M. G.-Ducharme adore aussi voyager. Il se souviendra d’ailleurs toujours de son périple en Europe à l’âge de 19 ans. Il est parti seul parcourir le vieux continent avec un sac à dos pendant six mois. Une expérience qui fait de lui l’homme et le souverainiste qu’il est aujourd’hui.

«Je voulais changer les choses et j’avais décidé de travailler pour le mieux de la société ainsi que d’orienter tous mes gestes à cet égard. De plus, comme Québécois, le fait d’aller ailleurs te permet d’aimer ce qu’on est et d’être fier de ce que nous avons bâti. J’invite tout le monde à voyager tout le temps.»

 

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