27 octobre 2016
Brûlerie Iki: Passionnés de café, de culture hawaïenne et des gens
Par: Karine Guillet
Mark Perno estime que la fraîcheur, «c'est le nerf de la guerre». Il torréfie lui-même son café tous les jours

Mark Perno estime que la fraîcheur, «c'est le nerf de la guerre». Il torréfie lui-même son café tous les jours

Brûlerie Iki: Passionnés de café, de culture hawaïenne et des gens

Brûlerie Iki: Passionnés de café, de culture hawaïenne et des gens

COMMERCE. C’est en visitant un commerce de leur quartier que Mark Perno et Marie-Pierre Blais sont véritablement tombés en amour avec le café. Au-delà d’une bonne dose de caféine, c’est la découverte d’un univers passionnant qu’ils s’efforcent d’offrir aux clients de la Brûlerie Iki, sur la rue Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux-Belœil.

M. Perno a ouvert son petit commerce dans le Vieux-Beloeil avec sa conjointe, Marie-Pierre Blais, au début de l’été. Il y torréfie lui-même le café presque tous les matins, pour conserver la fraîcheur de ses produits, grâce à une impressionnante machine de quelque 850 livres qui trône au beau milieu du commerce, dont le décor et l’ambiance rappellent la culture hawaïenne qui fait vibrer les propriétaires. Iki vient d’ailleurs de l’hawaïen et signifie «petit».

«C’est vraiment gratifiant quand les gens reviennent et qu’ils ont apprécié ton café […] de sentir que tu fais partie intégrante de la communauté. Le temps passe vite», note-t-il.

L’histoire d’amour du couple avec le café a d’abord pris naissance dans le Vieux-Longueuil, à la Brûlerie des Andes. C’est là que les propriétaires ont appris à Mark Perno l’art de concocter un bon café.

«Ils m’ont à peu près tout appris à partir de là parce que je me suis mis à coller par curiosité, initialement, puis par passion. On s’est liés d’amitié, je me suis mis à faire de la business pour eux et à un moment, ils m’ont dit pourquoi tu ne pars pas de ton bord», explique-t-il.

Partage

La  brûlerie propose aux clients une sélection de cafés d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Océanie achetés de petits producteurs.

Si les clients peuvent boire des cafés sur place, environ 80% du chiffre d’affaires de l’entreprise repose sur la vente de grains torréfiés ou moulus. La brûlerie dispose également d’une section pour la vente de produits liés au café. Certains clients n’hésitent d’ailleurs pas à rappeler les propriétaires pour demander conseil, pour le bonheur des principaux intéressés.

«Quelqu’un qui vient me jaser sur la façon de tirer le meilleur café chez lui, je peux en parler pendant trois heures et ça va me faire plaisir. On est vraiment des passionnés.»

Malgré tout, les propriétaires souhaitent demeurer accessibles à un plus large public, en demeurant abordables. Sans prétention, il souhaite s’intégrer à sa communauté d’accueil, en servant tant le consommateur difficile que l’amateur de café filtre.

 «Il y a deux façons de boire le café: la bonne et la mauvaise. Et ça change d’une personne à l’autre. […]Les gens ont raison dans la manière dont ils consomment leur café. La meilleure manière, c’est de le faire comme on le fait chez nous.»

Un art

La torréfaction du café prend entre 10 à 20 minutes selon la grosseur des grains, mais elle exige  beaucoup de concentration.

La production d’un bon café dépend du pourcentage d’humidité, de la grosseur des grains et de l’exposition au soleil du produit de départ.  Les grains qui passent dans la machine sont ensuite torréfiés grâce à quatre brûleurs et un jeu d’entrée d’air. Les grains sont finalement refroidis à leur sortie dans un récipient. 

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