15 janvier 2016
« Boys will be boys »
Par: Denis Bélanger
« Boys will be boys »

« Boys will be boys »

Je m’excuse d’entrée de jeu pour les ardents défenseurs de la langue de Molière, mais je me devais de citer les propos de Jean Perron, tenus à la suite de l’affaire Galchenyuk, pour introduire mon sujet. En fait, tout le mélodrame entourant le Tricolore m’amène à vous raconter une anecdote survenue il y a belle lurette sur la Côte-Nord.

L’événement en question s’est déroulé en 2004 à Baie-Comeau. À l’époque, j’étais un jeune journaliste à Fermont, ville minière située à environ 16h de route de Montréal. La population cette année-là s’élevait à un peu plus de 2000. La ville la plus proche était Labrador City, située à une vingtaine de minutes en voiture. Baie-Comeau était la municipalité québécoise la plus proche. Pour s’y rendre, il fallait «se taper une balade de plus de 6 heures» sur la 389.

En 2004, à Fermont, dans le mur-écran, le cœur de la ville, il n’y avait que deux vrais bars (on exclut ici les salles des différents organismes), et trois restaurants en incluant le casse-croûte de l’aréna. Le dépanneur n’était pas ouvert 24h et le McDo le plus proche était à Labrador City.  J’ajoute que les vols d’avions Labrador-City—Montréal étaient dispendieux, des fois plus cher qu’une escale à Paris. Moi je voyageais «stand-by». Ça coûtait moins cher, mais tu ne pouvais embarquer dans l’avion que s’il restait de la place. Bref, je n’ai aucune pitié pour ceux qui affirment que les nuits sont longues à Edmonton ou Winnipeg, ce sont des villes qui ont des centaines de milliers d’habitants.

Au printemps 2004, mes patrons et l’Association de hockey mineur m’avaient permis d’aller couvrir les finales régionales de la simple lettre qui se tenait à Baie-Comeau. Les midgets eux couchaient à l’hôtel. La majorité de l’équipe midget était restée à l’hôtel, certains joueurs s’étaient amusés plus que d’autres le vendredi soir. Mais deux joueurs manquaient à l’appel.

Je ne me souviens plus comment les responsables de hockey avaient été en mesure de les retracer. Mais je me souviens du type d’établissement. Ce qui circulait en coulisses est que les deux jeunes étaient dans un bar de danseuses. On m’a même raconté qu’un responsable de l’association était allé chercher un des deux rigolos dans l’isoloir.

Je n’ai pas été témoin d’histoire aussi savoureuse à mon passage avec les Citadins (basketball) de l’UQAM. Je ne voyageais jamais avec l’équipe en présaison et l’équipe revenait à Montréal lors des matchs extérieurs au Québec tenus en saisons et en série. J’ai couvert une fois les championnats canadiens universitaires masculins et je n’avais pas eu vent d’histoires cocasses des joueurs. Mais les joueurs devaient avoir peur de se prendre en flagrant délit par l’entraîneuse-chef Olga Hrycak, qui pouvait faire peur à bien des gens quand elle était fâchée.

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