12 septembre 2019
BMW i3 REX : la voiture électrique de compromis
Par: Marc Bouchard

Photo BMW

La BMW i3 est une voiture 100 % électrique. Moi qui n’ai pas vécu que de belles expériences à leur volant, j’avoue que j’anticipais avec une certaine appréhension ma semaine complète au volant d’un véhicule électrique, surtout que je savais que je devais me déplacer de mon domicile à la région de la capitale nationale.

Mais les améliorations apportées à la voiture, son autonomie augmentée à 246 kilomètres et la présence de son prolongateur d’autonomie m’ont finalement permis d’apprécier davantage ma semaine. Même si l’absence d’une borne à domicile et l’obligation de stopper quand même sur le chemin pour la recharge ne m’ont toujours pas réconcilié en entier avec le principe.

Un style unique

La BMW i3 ne passe pas exactement inaperçue. Sa silhouette est assez unique pour attirer l’attention, malgré ses dimensions réduites. Elle affiche à l’avant la grille, modifiée, forme de doubles reins que BMW affectionne tellement sur la plupart de ses modèles. Mais comme le reste de la gamme, la forme a évolué. Et comme il est question de voiture électrique, il n’est absolument pas nécessaire d’avoir une véritable grille qui laisse passer l’air. Il s’agit davantage d’une décoration que d’un élément de ventilation.

La partie arrière est plus carrée, favorisant un espace de chargement surélevé et plus pratique. On ne peut passer sous silence la présence de portières en ciseau, dites portes-suicide, pour accéder aux sièges arrière. Cela donne un style différent et permet à BMW d’abandonner le pilier B (la colonne qui normalement se situe entre les deux portières), offrant du même coup un plus vaste espace d’accès.

Cette silhouette particulière est mignonne. Un peu courtaude et massive, mais étonnante. Elle a toutefois le défaut de son style et devient un véritable paravent sur autoroute. Quand les vents se lèvent avec une certaine violence, il faut bien tenir le volant, au risque de voir la voiture se déplacer de façon impromptue.

Un mot aussi sur l’habitacle, excentrique et échevelé, mais dont j’apprécie tellement le look. Enfin, une voiture qui assume sa différence avec une grâce et une qualité de finition digne de mention!

La propulsion

Ce qui intéresse dans une BMW i3 cependant, c’est sa motorisation. Avec sa version électrique, elle présente désormais de nouveaux sommets. Avec la capacité de la batterie haute tension portée à 120 Ah et le contenu énergétique brut de 42,2 kilowattheures (kWh), la nouvelle génération de batterie haute tension permet aux BMW i3 120 Ah et BMW i3s 120Ah d’atteindre une autonomie allant jusqu’à 246 kilomètres, soit une amélioration de près de 30 % par rapport au modèle à batterie précédent de 94 Ah.

Ceci vous semble chinois? Sachez seulement que l’autonomie est désormais plus importante, et le temps de recharge sensiblement le même qu’auparavant. Comme toutes les motorisations électriques, les accélérations sont surprenantes, et silencieuses évidemment, et les arrêts plus brusques que prévu.

Il faut en effet savoir que la régénération (ou la récupération de l’énergie) au freinage est importante, et la simple levée du pied de l’accélérateur fait ralentir la voiture de façon surprenante. Une conductrice novice en matière de voiture électrique n’a jamais été capable de s’y faire. Mais une fois habitué, le système fonctionne bien.

Pour appuyer cette motorisation électrique, un moteur à essence, conçu strictement pour le dépannage. Sa cylindrée (2 cylindres et 0,7 litre) lui permet de développer sans difficulté jusqu’à 38 chevaux… Mais vous aurez compris qu’il ne s’agit que d’un moyen d’augmenter la distance parcourue entre deux bornes.

En résumé

Je pourrais vous donner en détail les spécifications techniques. Ou vous expliquer tout ce qu’il y a à savoir sur le procédé de fabrication de la BMW i3. Mais la seule vraie conclusion, c’est qu’elle est unique en son genre, en conduite comme en motorisation.

La conduite est directe, mais un peu trop fragile au facteur extérieur. Le confort est bien pour de courtes distances, mais les sièges laissent sentir leur présence avec un peu trop d’insistance pour de longues distances.

Malgré tout, elle demeure agréable et amusante à conduire. Elle a beau avoir une allure extra-terrestre, elle est quand même bien assez intéressante pour attirer l’attention. C’est une vraie BMW, dans tous les sens du terme. Une BMW qui m’a un peu réconcilié avec la conduite électrique, je dois l’avouer!

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