25 avril 2017
Bilan routier: Triste première place pour la Montérégie
Par: Karine Guillet
Un accident de la route à Mont-Saint-Hilaire avait coûté la vie à une jeune femme, l'an dernier.

Un accident de la route à Mont-Saint-Hilaire avait coûté la vie à une jeune femme, l'an dernier.

TRANSPORT. Malgré une baisse du nombre de décès, la Montérégie demeure tout de même la région administrative la plus meurtrière. Elle accapare à elle seule presque le cinquième de tous les décès de la Belle province. 

La Montérégie a enregistré 65 décès sur ses routes en 2016, deux de moins que l’année précédente, selon le dernier rapport de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPSL) note quatre accidents mortels sur son territoire l’an dernier.  Parmi ceux-ci, la collision entre un autobus du collège Saint-Hilaire en mai 2016 avait coûté la vie à la jeune Danyka Grabosky. La tragédie avait d’ailleurs mené la Ville de Mont-Saint-Hilaire à baisser la vitesse.

Pour l’ensemble du Québec, la SAAQ a enregistré 351 décès en 2016. Presque trois fois sur dix, le taux d’alcoolémie de la victime était supérieur à la limite permise.

Plus de blessés

Si la région compte moins de décès sur la route, la voie publique a fait davantage de blessés l’an dernier que la moyenne des dernières années. Au total, 7486 personnes ont été blessées dans un accident sur les routes de la Montérégie en 2016, une augmentation minime par rapport à 2015. La majorité des blessures (7137) étaient légères.

Le nombre de personnes ayant toutefois subi des blessures graves a bondi de 11% en un an, alors que 284 victimes ont subi des blessures sérieuses.

Plus d’accidents en campagne

Dans un mémoire conjoint dans le cadre de la consultation sur la sécurité routière, publié il y a quelques semaines, les directions de la santé publique (DSP) de la Montérégie et de l’Estrie notaient une attention particulière aux milieux ruraux, représentant la majorité du paysage montérégien.

Environ 17% de gens de la Montérégie habitent en campagne,  mais le milieu rural est le théâtre de 35% des accidents graves et mortels, selon le mémoire. Les directions de la Santé publique expliquent ce constat par le fait que la vitesse est souvent plus élevée sur les routes de campagne qu’en ville.

Les directions de la santé publique notent également que les grandes artères sont plus accidentogènes, en raison d’un haut débit de véhicules.

Elles préconisaient notamment une approche globale de réduction de la vitesse plutôt qu’une approche par endroits spécifiques (abaisser la vitesse globale d’une route entière plutôt qu’à certains endroits sur la route).   

Les DSP recommandent également  d’aménager les routes principales, artères et rues collectrices en priorisant les usagers les plus vulnérables, soit les piétons et les cyclistes. Les entrées d’un milieu urbanisé devraient également être aménagées afin de signaler à l’usager qu’il entre dans un milieu où il y a présence d’usagers plus vulnérables.

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