5 mars 2021
Bientôt des architectes pour la future caserne de Belœil
Par: Denis Bélanger

La caserne de Beloeil.

Le dossier de la nouvelle caserne de pompiers à Belœil avance. La Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu (RISIVR) a lancé le processus d’appel d’offres pour la fourniture des services professionnels en architecture. La direction vise toujours un début de la construction en 2022 pour permettre une occupation dès 2023.

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Les entreprises intéressées ont jusqu’au 11 mars pour déposer une soumission. La firme retenue aura pour mandat de réaliser les plans et devis.

Une fois le contrat adopté, la RISIVR pourra peaufiner ce qu’elle souhaite avoir dans cette nouvelle installation. « Tout n’est pas encore défini. Chose certaine, la caserne de Belœil accueillera les bureaux de la direction », confirme le directeur de la RISIVR, Pierre-Damien Harel.

Ce dernier admet que la conception de la caserne pourrait bien être influencée par les principes de normes sanitaires et de distanciation sociale amenés par la COVID-19. « Le timing est bon pour voir dans l’avenir et observer que nous avons appris de cette pandémie. Il y a des aspects de télétravail et d’espaces plus séparés qui se sont présentés durant cette crise. Notre plan est que la caserne soit au goût du jour. »

La nouvelle caserne sera située sur l’ancien dépôt à neige sur le boulevard Yvon-L’Heureux.

Rappelons qu’avec le regroupement de cinq services municipaux de sécurité incendie, trois casernes sont suffisantes pour offrir la protection incendie sur le territoire. Outre celle de Belœil, la caserne actuelle de Saint-Basile-le-Grand sera abandonnée pour faire place à une nouvelle construction. La troisième, à Mont-Saint-Hilaire, a été construite en 2017.

Pierre-Damien Harel assure que la présente situation concernant les casernes n’affecte en rien le service primaire de la RISIVR, qui est la protection incendie. « Ça va toutefois améliorer notre efficacité et le confort. Nous allons notamment avoir des espaces optimaux. »

La RISIVR n’a pas divulgué le coût projeté pour la construction de la caserne. Le projet est toutefois jugé prioritaire par le ministère des Affaires municipales et pourrait bénéficier d’une subvention. Cette dernière pourrait atteindre jusqu’à 60 % des coûts pour un maximum de 4,5 M$. La Régie insiste pour dire que l’octroi de cette subvention n’est pas encore coulé dans le béton.

Notons à titre indicatif que la caserne de Mont-Saint-Hilaire avait nécessité un investissement global de 9,8 M$, ce qui incluait l’achat du terrain et la compaction du sol. La Municipalité avait obtenu notamment une subvention de 2,75 M$ dans le cadre du Programme infrastructures et municipalités (PIQM). La caserne a été vendue par la suite à la RISIVR au coût de 6,8 M$.

Caserne de Saint-Basile

Le dossier de la nouvelle caserne à Saint-Basile-le-Grand progresse à un rythme plus lent présentement alors que le site n’a pas encore été déterminé. Les responsables du dossier lorgnaient un terrain appartenant à la Municipalité sur la montée Robert. Ce dernier se trouvait toutefois en zone agricole et la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a refusé au printemps 2020 de modifier le zonage.

Selon M. Harel, de nouvelles opportunités intéressantes ont été trouvées sur le territoire de Saint-Basile-le-Grand. « Rappelons qu’il faut trouver un endroit viable, logique et stratégique. […] La Ville doit faire les démarches de zonage pour les terrains en question. »

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