20 décembre 2018
Le voleur a fait d’autres victimes
Beonebreed cambriolé deux fois
Par: Denis Bélanger

Le suspect qui s’est introduit par effraction. Photo gracieuseté

L’entreprise de Belœil spécialisée dans la fabrication d’équipements et de produits pour les animaux de compagnie, Beonebreed, a été la cible de deux vols de matériels informatiques commis par le même individu. Le fondateur de la compagnie a notamment décidé de faire circuler sur les médias la photo du suspect qui aurait sévi ailleurs au Québec.

Selon Anthony Deraps, de Beonebreed, le malfaiteur en question s’est introduit la première fois dans le bâtiment situé sur le chemin de l’Industrie en défaisant la serrure de la porte avant. Le crime avait été rapporté à la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL) le 29 septembre dernier. La seconde fois, le cambrioleur se serait stationné vers 17 h dans un coin sombre puis aurait fracassé en mille morceaux une large vitrine pour pouvoir s’emparer d’ordinateurs. Les agents de la RIPRSL ont été avisés le 1er décembre de cet autre larcin.

« La première fois, j’avais décidé de ne rien faire. J’ai simplement contacté mon assureur puis la police par la suite. Pour le deuxième vol, on a partagé sa photo, et on a plusieurs visionnements et partages. Pour ce vol, je venais de revenir d’un long voyage en Thaïlande. J’ai été alerté par mon système de surveillance qu’il y avait quelqu’un sur place, mais j’ai raté le voleur de quelques minutes », raconte M. Deraps.

Ce dernier se dit très choqué de la situation, qui lui a causé « beaucoup de troubles ». « Je ne suis pas tellement fâché du fait que nous avons perdu un ordinateur. C’est plutôt le temps que cela nous demande de consacrer. J’ai été obligé de me pointer un samedi au complet pour attendre le serrurier. Il a fallu après réparer la vitre et remplacer l’ordinateur volé. »

L’homme d’affaires rapporte que le voleur en question a perpétré des crimes de même nature notamment à Mirabel, Saint-Hubert et Victoriaville. « On dirait qu’il a sa run habituelle. » Le porte-parole de la RIPRSL, le sergent Jean-Luc Tremblay, a confirmé les dires d’Anthony Deraps. « L’ensemble des différents services sont en communication. Dès que l’identité va être connue, c’est tout ce qui leur manque, les accusations vont partir dans les différents districts judiciaires. C’est une question de temps. »

Au moment de mettre sous presse, les accusations n’avaient toujours pas été portées. D.B.

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