7 mars 2018
Belœil repensera à sa stratégie de déneigement
Par: Karine Guillet

Les véhicules affectés au déneigement ont tous une double fonction durant la saison chaude. photo:Karine Guillet

Après un hiver particulièrement exigeant, les élus de Belœil souhaitent revoir les opérations de déneigement, a indiqué la mairesse Diane Lavoie.

Le conseil souhaite une rencontre avec le nouveau directeur des travaux publics afin de revoir le plan de viabilité hivernale dans son entièreté. «Tout le monde a eu beaucoup de plaintes concernant le déneigement, surtout l’épandage d’abrasif. C’est clair qu’on veut revoir le plan de viabilité et de modification»

Elle ne sait pas encore quelle sera la teneur de ces changements-là. «Il y a des choses à vérifier. Nous voulons vraiment avoir des réponses, ne pas toujours se fier sur le plan de viabilité hivernale. Ça prend du gros bon sens.»

Plaintes nombreuses

L’état des chaussées, particulièrement la présence de glace, a suscité la colère de nombreux citoyens cet hiver. La ville a reçu cette année 118 plaintes de citoyens. Sur les réseaux sociaux, plusieurs citoyens ont d’ailleurs déploré le manque d’abrasif, rendant la chaussée et les trottoirs dangereux à certains endroits. À Otterburn Park, la Ville n’a reçu que sept plaintes formelles, soit trois de plus que l’année précédentes. Selon la porte-parole Stéphanie Julien, la plupart des plaintes concernaient la visibilité réduite en raison de la hauteur de bancs de neige.

À Belœil, les cols bleus se fient sur la plan de viabilité hivernale établi lors des opérations de déneigement. Les rues sont déneigées selon un ordre de priorité allant de un à trois. La priorité d’action est réservée aux corridors scolaires et aux rues principales, comme le boulevard Yvon-L’Heureux, alors que les rues locales tombent dans la catégorie 3. Alors que l’ensemble des employés est affecté au déneigement lors d’une opération, la Ville mandate également des entrepreneurs privés pour effectuer trois circuits.

Le directeur adjoint Mario Lachapelle avait d’ailleurs expliqué à l’Œil Régional il y a quelques semaines que les conditions climatiques actuelles, avec d’importantes fluctuations de température, avaient compliqué les opérations de déneigement, particulièrement de salage. La température de janvier avait d’ailleurs donné du fil à retordre aux employés, alors que ceux-ci avaient cumulé deux fois plus d’heures pendant le premier mois de l’année qu’en janvier 2017.

La Ville devait d’ailleurs faire l’essai d’un nouveau brise-glace qui se poserait au devant des camions de déneigement. Malheureusement, la mairesse Diane Lavoie mentionne qu’en raison du délai de livraison, de cinq semaines, la ville n’aurait reçu le nouvel équipement qu’en fin de saison. Belœil a donc décidé d’inscrire ces équipements au Plan triennal d’immobilisation de l’an prochain afin de les avoir dès le début de l’hiver prochain.

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