2 juin 2021
Belœil présente un surplus de 6 M$
Par: Sarah-Eve Charland

La mairesse de Belœil, Diane Lavoie. Photothèque | L’Œil Régional ©

Même si la pandémie a teinté la majorité de l’année 2020, la Ville de Belœil a terminé l’année en présentant un surplus de 6 M$ sur un budget total de 45 735 863 $. Selon la mairesse Diane Lavoie, le surplus a été causé par un suivi serré du budget, mais aussi par plusieurs surprises au cours de l’année comme les entrées d’argent liées aux ventes de maisons ou à l’aide du gouvernement du Québec.

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« Il y a beaucoup de raisons. Le conseil a demandé à l’administration de faire des coupures, l’année passée, dès qu’on est tombés en pandémie pour que les citoyens n’aient pas une facture supplémentaire. Il y a des investissements qu’on a retardés. On a fait très attention au niveau des revenus et des dépenses. Déjà là, il y avait eu un travail à l’interne pour qu’on ne tombe pas en déficit », explique Mme Lavoie.

Entre autres, la Ville a annulé plusieurs activités entraînant ainsi moins d’embauches de personnel. La Ville a aussi connu plusieurs mouvements de personnel en raison de départs à la retraite, de congés de maladie et de la difficulté de recruter. Il n’y a eu aucune mise à pied. Au total, le budget de rémunération a connu une baisse de 900 000 $.

« Grâce à un suivi rigoureux et diligent, les impacts financiers de la COVID-19 ont pu bien être intégrés au budget de fonctionnement de la Ville », poursuit la mairesse.

Les revenus se sont élevés à 45 735 863 $. Les dépenses ont atteint 39 641 301 $. Le surplus exact s’élève donc à 6 094 562 $.

Quelques surprises

À l’automne, la Ville a appris qu’elle pouvait mettre la main sur une aide financière du gouvernement du Québec de 2,2 M$. Ce montant n’avait donc pas été prévu. Notons que la moitié de ce montant devait être réservée pour l’année 2021.

Les ventes de maisons qui se sont multipliées au cours de l’année 2020 ont bénéficié à la Ville qui a reçu des revenus supplémentaires de 1,2 M$ en droits de mutation. « Qui aurait cru en année de pandémie qu’on aurait eu autant de ventes de maisons? C’est quand même 1,2 M$ de plus. Et déjà, on avait augmenté le montant des revenus en droits de mutation dans le dernier budget parce qu’on voyait que ça continuait de fonctionner dans les nouveaux développements. Même malgré la pandémie, les constructions ont continué. On ne pouvait pas le prévoir. »

Depuis 10 ans, la richesse foncière uniformisée de Ville a augmenté de 63 %, soit une moyenne de 7 % par année.

La vente d’un terrain à la Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu afin d’y construire la nouvelle caserne a permis de mettre la main sur un revenu supplémentaire de 800 000 $.

Le refinancement de certains règlements d’emprunt à 1 % au lieu de 4 % a aussi permis de réduire les dépenses du service de la dette. La Ville a calculé que le service de la dette a coûté 1 M$ de moins que prévu.

Des surplus affectés

En 2018 et en 2019, Belœil a enregistré respectivement des surplus de 2,6 M$ et de 2,1 M$. Avec un surplus de 6 M$ en 2020, la mairesse n’est tout de même pas prête à affirmer avoir les moyens d’acheter le terrain du Golf. L’ensemble du surplus a été affecté à certains dossiers lors de la séance ordinaire du conseil du 25 mai.

« On a des réserves pour certains dossiers, comme les élections. C’est quand même tout près de 250 000 $ qu’on doit amasser pour les prochaines élections. On a réservé de l’argent pour le programme d’investissement. Ce sont toutes des choses qu’on doit planifier pour qu’il n’y ait pas d’impact sur le compte de taxes. Le compte de taxes ne doit pas dépasser l’inflation. On a maintenu le cap jusqu’à maintenant. Oui, il y a de l’argent, mais il est déjà tout réservé. Que ce soit pour l’école ou pour le Golf, ça va prendre plus que 6 M$, on s’entend. On va avoir des stratégies à présenter aux citoyens quand on va avoir des ententes », soutient la mairesse Diane Lavoie.

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