26 juillet 2017
Belœil plus verte, plus développée et plus interactive
Par: Karine Guillet
La directrice générale de Belœil, Martine Vallières, et la mairesse Diane Lavoie, posent devant le nouveau logo de la Ville.  photo:Karine Guillet

La directrice générale de Belœil, Martine Vallières, et la mairesse Diane Lavoie, posent devant le nouveau logo de la Ville. photo:Karine Guillet

À quatre mois des élections municipales, la Ville de Belœil a dévoilé les cinq grandes orientations qui l’animeront pour les dix prochaines années

La planification stratégique découle d’une consultation publique et d’un sondage en ligne auxquels ont participé 330 personnes, dont l’ensemble des 95 employés de la Ville. Le sondage a été disponible en ligne pendant plus d’un mois.

Développer les terrains vacants et augmenter le parc immobilier

Parmi ses objectifs, la Ville souhaite développer presque l’entièreté des terrains vacants en zone blanche d’ici 2028, ce qui représente 1 million de m² de superficie. La zone agricole demeurerait intouchée. La Ville souhaite aussi que son parc immobilier s’agrandisse de 25 % d’ici là, faisant augmenter la richesse foncière de son territoire. «Si on regarde les dix dernières années, qui ont quand même été de bonnes années de développement, on a atteint 20 % d’augmentation. On se donne une coche de plus», explique la directrice générale, Martine Vallières.

Respecter le porte-feuille du citoyen

Pour respecter la capacité de payer des citoyens, la Ville se donne comme objectif de limiter l’augmentation du compte de taxes sous la barre de l’Indice des prix à la consommation. D’ailleurs, de nombreux répondants au sondage avaient signalé une baisse de taxes comme solution. La réduction du nombre de cadres et l’accessibilité en ligne de certains services ont aussi souvent été citées pour améliorer l’efficience de la Ville.

Communication plus efficace

Du côté des communications, la Ville veut que les citoyens s’impliquent dans un dialogue avec la Ville. Le taux de satisfaction devra atteindre 90 %.

Les résultats du sondage en ligne ont indiqué que le site Web était peu convivial. D’autres suggèrent à la Ville de miser sur des moyens numériques, comme les réseaux sociaux ou les alertes par téléphone. Les conseillers municipaux ont également été identifiés comme des canaux de communication avec le citoyen.

Deux fois plus d’arbres

Côté environnement, la Ville souhaite augmenter de 35 % son indice de canopée (qui calcule le feuillage des arbres et son ombrage). Concrètement, la Ville devra remplacer chaque arbre coupé par deux autres. La densification du couvert ainsi que l’arrivée du compost étaient d’ailleurs les mesures les plus souvent citées comme mesures environnementales à adopter par les répondants.

Plus de pistes cyclables

La Ville aura également comme objectif d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de développement et de maintien des infrastructures en loisirs, culture et vie communautaire. Afin de stimuler le transport actif, la Ville prévoit boucler son réseau cyclable avec l’ajout de 10 km de pistes. Belœil compte présentement 28,6 km en piste cyclable, selon son dernier rapport annuel.

Au chapitre des infrastructures en loisir, l’ajout d’une deuxième glace a souvent été cité par les répondants du sondage.

 

À quelques mois des élections

Malgré la possibilité que les élections puissent amener de nouveaux visages à la table du conseil, la mairesse de Belœil, Diane Lavoie, doute que les priorités décrites dans le plan d’action ne changent, puisque la démarche s’est faite en collaboration avec les citoyens, dit-elle. «Je vois bien mal un conseil défaire ce que les citoyens ont mis [de l’avant].»

Le chef du Parti des citoyens de Belœil, Rémi Landry s’interroge pour sa part sur le moment choisi pour lancer ce genre d’exercice. «Pourquoi faire ça trois mois avant la campagne électorale si ce n’est que pour en bénéficier durant la campagne?»

La mairesse de Belœil Diane Lavoie rappelle que la planification stratégique s’inscrit dans la démarche de Lean Management (dont le principe est l’élimination des pertes), amorcée en 2015. La mairesse soutient que la Ville en était rendue à adopter cette planification afin de permettre aux directeurs de chaque service de définir ses priorités pour les années à venir. Ces priorités devraient également influencer la planification du budget 2018. «On était en retard dans la démarche, mais on voulait le faire et inclure les citoyens dans la démarche», explique la mairesse.

Rémi Landry, trouve cependant que trop peu de citoyens ont participé à cette consultation. «Je trouve que cette consultation a été faite à la dernière minute. Elle aurait dû s’échelonner sur une longue période de temps pour permettre à plus de gens d’y participer. On aurait dû faire ce qu’on a déjà fait [et présenter] des consultations dans chaque district. Ça aurait été une façon pour les conseillers de se manifester, de montrer de l’intérêt et de faire ça à des heures qui conviennent.»

 

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