6 octobre 2021
Belœil dévoile ses investissements pour 2022-2024
Par: Olivier Dénommée

Le Plan triennal d’immobilisations (PTI) 2022-2023-2024 de la Ville de Belœil a été adopté en séance extraordinaire le 27 septembre, soit en pleine campagne électorale, avec des investissements prévus de 11,8 M$ en 2022 seulement.

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Le conseil a présenté les grandes lignes des projets majeurs qui retiendront l’attention en 2022 au niveau des infrastructures : la réfection d’une portion de la rue Dupré (2,5 M$), de la rue Gagnon (2,1 M$) et des rues Doré et Gadbois (1,6 M$), la reconstruction du chalet Alfred-Nielson (765 000 $), l’ajout de deux nouveaux tronçons de piste cyclable (355 000 $), la conversion du réseau d’éclairage au DEL (200 000 $) et la bonification du parc Gédéon-Coursolles et l’aménagement du parc Rolland-Comptois (273 000 $). Un montant de 3,3 M$ a aussi été prévu au PTI pour l’acquisition d’un terrain pour permettre la construction de la future école primaire de Belœil. Le PTI a été adopté à l’unanimité.

Les grands projets des années 2023 et 2024 n’ont pas été détaillés par la Ville, mais on peut lire que des investissements de plus de 16,6 M$ sont prévus en 2023 et près de 24,7 M$ en 2024. Il est possible d’obtenir le PTI complet de Belœil à l’adresse beloeil.ca/pti.

Oser Belœil dénonce
Le parti Oser Belœil – Équipe Nadine Viau a rapidement réagi à la suite de l’adoption du dernier PTI, à la fois pour condamner le timing de son adoption et pour décrier des « coupures » en 2022. « Ce plan prévoit notamment des coupures de plus de 5 M$ en 2022 par rapport au PTI de l’année précédente, dont près de 400 000$ pour les parcs et espaces verts », peut-on lire dans un communiqué émis par le parti.

La cheffe du parti, Nadine Viau, affirme que ce document est « incomplet puisqu’il n’indique pas les projets projetés pour 2023 et 2024 » et elle « s’engage à revoir ce plan adopté hâtivement ».

Le processus menant à l’adoption du Plan triennal d’immobilisations a aussi été questionné par la candidate, soutenant qu’il est « questionnable » d’adopter un tel plan en pleine période électorale. « En toute logique, le conseil municipal aurait dû éviter de précipiter des décisions financières en pleine campagne électorale », martèle-t-elle.

Notons que ce n’était pas la première fois que le conseil de Belœil adopte un PTI en pleine période électorale, un choix qui a déjà été expliqué dans les pages de L’ŒIL en 2017. « La directrice générale de Belœil, Martine Vallières, a expliqué que la Ville entreprend cette démarche plus tôt depuis les dernières années afin de profiter de meilleurs prix lors des soumissions. Depuis les trois dernières années, Belœil a effectivement devancé l’adoption de son PTI d’au moins un mois et demi », pouvait-on y lire.

Réplique
Luc Cossette, conseiller indépendant souhaitant se faire élire maire sous la bannière Belœil, c’est nous!, a souhaité répondre aux questionnements quant au fait d’adopter un PTI en pleine élection. « Pour une Ville, le PTI est un outil de planification des investissements en fonction de ses priorités de développement et des ressources financières disponibles. Certains projets phares sont et resteront en place, peu importe le dénouement des élections. Ils se doivent d’être présentés aux citoyens même en année électorale. Bien sûr, les priorités des citoyens sont changeantes et le PTI se doit d’être agile. »

M. Cossette ne regrette pas d’avoir voté en faveur de ce dernier PTI, mais il précise que sa « vision sur la façon de communiquer avec les citoyens est différente de celle de Mme Lavoie ». « Lorsque je serai maire, ce genre de situation n’arrivera plus », assure-t-il.

Au moment de mettre sous presse, le journaliste n’avait pas été en mesure d’obtenir les commentaires de la mairesse sortante et cheffe du parti Belœil gagnant, Diane Lavoie, de même que du conseiller et chef de Belœil debout, Réginald Gagnon.

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