14 décembre 2020
Belœil a végétalisé deux terrains
Par: Sarah-Eve Charland

L’accès à ces terrains est interdit afin de protéger les végétaux nouvellement plantés. Photo Sarah-Eve Charland | L’Œil Régional ©

La Ville de Belœil a végétalisé deux terrains situés au bout de la rue des Chardonnerets et à l’arrière de la rue des Hirondelles dans le district des Villas, autrefois utilisés pour l’agriculture. Ce projet de reconstitution forestière s’intègre dans un projet de compensation d’Hydro-Québec.

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Les deux lots s’étendent sur près de 10 hectares. La Ville a effectué une première plantation en 2019, derrière la rue des Hirondelles, et une deuxième cet automne au bout de la rue des Chardonnerets. La densité de plantation devait se situer autour de 800 tiges par hectare. Les végétaux plantés sont des essences de feuillus nobles et indigènes adaptées au site. Bien que leur format soit petit, ces végétaux permettront d’augmenter le couvert forestier du territoire avec les années, assure la Ville de Belœil.

« L’entente avec Hydro-Québec exige un taux de survie de 80 % des tiges 10 ans plus tard. Nature-Action Québec fera donc des travaux d’entretien des plantations pour une première année pour suivre l’état des végétaux. […] Un inventaire sera aussi effectué par Nature-Action Québec vers le printemps 2021. Si plus de 15 % des végétaux n’ont pas survécu, il y aura de nouvelles pousses plantées après avoir fait le suivi avec Hydro-Québec », explique la porte-parole de la Ville de Belœil, Émélie Trinque.

Les entretiens prévoient le désherbage des sites de plantation et l’ajustement des protecteurs contre les rongeurs. Belœil ne prévoit pas d’autres activités de plantation pour ces deux sites à l’heure actuelle. Puisque les végétaux sont de très petits calibres, Mme Trinque précise qu’il faudra compter plusieurs années avant que l’espace soit plus garni et plus visible. Il n’est donc pas possible d’envisager à court ou moyen terme de pouvoir s’y promener librement. La Ville va d’ailleurs installer des panneaux pour indiquer aux gens de ne pas passer sur les terrains, car cela mettrait à risque les petits végétaux.

Projet de compensation

Afin de compenser l’expansion de son projet Chamouchouane–Bout-de-l’Île, Hydro-Québec a recherché des terrains à divers endroits par le biais notamment de Nature-Action Québec. Le projet Chamouchouane–Bout-de-l’Île consistait à relier une ligne à haute tension entre le Saguenay–Lac-Saint-Jean et Montréal. Lorsqu’elle a été approchée, Belœil a alors proposé ces deux terrains dont elle est propriétaire.

Nature-Action Québec a la responsabilité d’entretenir les terrains. De son côté, Belœil s’est engagée à préserver ces terrains pour les 20 prochaines années.

La Ville avait une entente depuis 1992 avec un agriculteur pour qu’il puisse entretenir les lots appartenant à la Ville. L’entente avec l’agriculteur stipulait que le retour temporaire à l’agriculture du terrain pouvait se faire jusqu’à la venue de nouveaux projets, ajoute Mme Trinque.

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