15 avril 2016
Baseball: la cache au trésor d’André Bergeron
Par: Denis Bélanger
André Bergeron posant fièrement devant une partie de sa collection d'objets de baseball.

André Bergeron posant fièrement devant une partie de sa collection d'objets de baseball.

Tout amateur de baseball saliverait devant la collection d’André Bergeron, qui en très peu de temps, a réussi à amasser au-delà d’une centaine de pièces associées au baseball professionnel.

On trouve de tout dans le petit sanctuaire du président de l’Association de Baseball de MontStHilaire/Otterburn Park: casquettes, balles autographiées, cartes, photographies, billets de parties, bâtons et même une réplique d’une bague de la Série mondiale de 2013 remportée par les Red Sox de Boston. «Certains de mes clients qui viennent chez moi pour faire ajuster des bas médicaux font agréablement le saut quand ils viennent dans mon bureau.»

Cet engouement pour le baseball s’est développé lorsque ses garçons ont commencé à pratiquer le sport. «Je ne pensais pas m’intéresser autant quand ils ont commencé. Ça a débuté en arrière de la clôture. L’année suivante, j’ai traversé la clôture pour être coach. Puis l’année d’après, je suis devenu président»,  ajoute M. Bergeron.

Ce dernier admet néanmoins avoir quand même été un partisan des Expos. «Évidemment, plus jeune, j’ai suivi les Expos comme tout le monde. On allait à l’occasion au baseball. Mon père, lui, était malade de baseball. On habitait Thedford Mines et on partait pour aller au Parc Jarry. Les Expos faisaient partie du décor. Ça a donné un coup quand ils sont partis.»

S’il collectionne autant d’objets, ce n’est pas pour lui, mais bien permettre aux plus jeunes de connaître les noms du passé. «J’ai acheté des  vitrines pour exposer des objets au parc multisports (à Mont-Saint-Hilaire), notamment  des bubbleheads. Ces derniers permettent de partager l’histoire du baseball de façon amusante.»

  

Quelques joyaux de sa collection

On dit souvent que chaque a objet a son histoire, et c’est vrai dans le cas de la collection d’André Bergeron. Il a notamment hérité de plusieurs casquettes de l’ancien bat-boy attitré aux équipes adverses au Parc Jarry, le premier domicile des Expos de Montréal. «Il gardait ça comme trésor, mais finalement quand je lui ai dit ce que  je faisais au baseball mineur, il me les a donnés.»

Un autre objet qui a une histoire particulière est un bâton miniature acheté au stade Pirates de Pittsburgh. «En traversant à la douane, je me le suis fait saisir. Après avoir traversé, je suis allé m’en acheter un autre.»

L’un des joyaux de sa collection est la casquette des Blue Jays que portait le Québécois Russel Martin lors de la conférence de presse confirmant son arrivée avec la formation torontoise. M. Bergeron a pu la faire autographier par le receveur lors de la tenue récente de deux parties hors concours des Blues Jays au Stade olympique de Montréal.

Un autre item précieux s’ajoutera un jour à sa collection alors qu’un membre de sa famille a en sa possession une paire de billets du premier match au parc Jarry. «Ce sont des billets qui n’ont jamais servi, car l’oncle de ma conjointe ne pouvait aller au match. Il les a gardés et m’a dit que ce serait à moi.»

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