13 mars 2019
Meurtre de Daphné Huard-Boudreault
Aucune accusation retenue contre les policiers
Par: Denis Bélanger

Daphné Huard-Boudreault. Photo gracieuseté

La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL) et ses agents impliqués dans une intervention ne feront finalement face à aucune accusation en lien avec le dossier du meurtre de Daphné Huard-Boudreault qui a été assassinée à l’arme blanche le 22 mars 2017 à Mont-Saint-Hilaire.

Le corps de police avait été sévèrement critiqué à la suite de différents témoignages. La jeune femme de 19 ans avait appelé d’ailleurs les forces de l’ordre le matin du drame. Le lendemain de son décès, on confiait le dossier entre les mains du Bureau d’enquête indépendante (BEI). Ce dernier a remis son rapport en avril 2018 au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui a rendu sa décision publique lundi, soit près de deux ans après le tragique événement. Les proches de Daphné Huard-Boudreault avaient d’abord été informés de la décision avant qu’elle ne soit relayée au grand public.

Le DPCP ne commentera pas davantage pour l’instant vu que le dossier est toujours devant les tribunaux. En effet, le 22 mars, l’ex-copain de la victime, Anthony Pratte-Lops, a été arrêté puis accusé de meurtre prémédité. Le crime aurait été commis dans l’appartement que le couple partageait sur rue Forest avant la rupture. La jeune femme s’était rendue à cet endroit pour aller chercher ses effets personnels.

Le procès de Pratte-Lops doit commencer le 29 avril. Le DPCP assure que plus de détails concernant les faits survenus le jour du drame et les motifs justifiants sa décision seront dévoilés une fois que les procédures criminelles seront terminées. La direction de la Régie de police s’abstient également de commentaires pour l’instant pour les mêmes raisons évoquées par le DPCP.

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