22 juillet 2020
Année financière difficile pour le Chœur de la Montagne
Par: L'Oeil Régional
Le directeur Marc-Antoine d’Aragon. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le directeur Marc-Antoine d’Aragon. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Un texte d’Emma Jaquet

Bien que le Chœur de la Montagne soit en vacances pour l’été, la pandémie a contraint la chorale à annuler sa saison 2020 et à suspendre ses activités pour une période indéterminée. Une situation qui impacte fortement le budget annuel de 150 000 $ de la chorale.

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Puisque les concerts de l’organisme de Mont-Saint-Hilaire ont été annulés, les revenus de la billetterie se sont envolés. « On a été obligés de faire des coupures et des pigistes sont allés vers la Prestation canadienne d’urgence », affirme Marc-Antoine d’Aragon, directeur général. Il souligne également qu’il est « impossible d’avoir des commanditaires s’il n’y a pas de concerts ».
Le Chœur de la Montagne n’est pas considéré comme un organisme commu- nautaire ou un organisme d’envergure. « On ne fait pas partie du Conseil des arts du Québec et du Canada. On rentre dans une craque et on n’a aucun programme auquel on peut souscrire », déplore-t-il.
L’organisme a déposé des demandes de subventions à tous les paliers de gouvernement. « Pour l’instant, nous avons simplement eu un congé de paiement du loyer [de la part de Belœil] », se désole-t-il. L’organisme envisageait aussi de baisser la cotisation annuelle de ses membres, mais la chose est impossible à faire pour le moment.
Marc-Antoine d’Aragon se fait tout de même rassurant : « On avait un petit coussin financier et on devrait s’en tirer pour 2020-2021. » L’organisme souhaite profiter de l’occasion pour mettre de l’avant sa fondation Centre de formation du Chœur de la Montagne, une ressource indispensable pour « passer à travers la crise ».

Réinventer les répétitions
« Il y a 110 choristes et ce serait prématuré de reprendre nos activités », confie Marc- Antoine d’Aragon. Sachant que 70 % du chœur est composé de choristes âgés de 60 ans et plus, le directeur ne souhaite pas prendre de risques. « Dans ce contexte-là, on est dans l’ordre de la prudence. »
Pour remplacer les répétitions, le Chœur de la Montagne met de l’avant les cours de solfège, les cours vocaux et les formations privées. « Les choristes travaillent leur perfectionnement, leur technique vocale et la théorie musicale. Le travail de choristes est difficile, mais on rend les activités ludiques et amusantes. Tout le monde va grandir et tirer bénéfice de cette situation », affirme M. d’Aragon.
Si une reprise des activités a lieu, le Chœur de la Montagne envisage de séparer la chorale en plusieurs petits groupes. « On pourrait faire deux rencontres par semaine, soit le mardi et le jeudi, afin de séparer le groupe en quatre pour avoir environ 25 choristes par classe », mentionne M. d’Aragon. Les choristes ont été consultés et près de 90 % d’entre eux sont prêts à reprendre les activités de manière réduites. Le directeur souligne qu’il n’y aura pas de discrimination et que le choix de prendre part aux activités est laissé à la discrétion de chacun.
Conscient que le risque zéro n’existe pas, Marc-Antoine d’Aragon affirme que des mesures seront prises pour éviter une contamination. « Julien Proulx [direc- teur musical et artistique] et moi porterons des masques. Les choristes auront des masques dans les corridors et il y aura du gel à l’entrée ainsi qu’un plexiglas. Il est égale- ment possible que nous prenions la tempé- rature de chacun. »
Pour le moment, aucune répétition en personne n’est prévue pour l’automne. La chorale fait cependant des répétitions virtuelles une fois par semaine regroupant près de 80 choristes.

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