7 mars 2017
Anik Armand aide les femmes à prendre leur place
Par: Karine Guillet
Anik Armand

Anik Armand

PORTRAIT. Anik Armand a réussi à se tailler une place dans un monde d’hommes. Depuis quelques années, elle s’est aussi donné la mission de faire rayonner sa profession auprès de ses consœurs, en plus de conjuguer sa vie professionnelle à une implication philanthropique. L’Œil Régional s’est entretenu avec la conseillère en placement dans le cadre de la Journée internationale de la Femme.

Conseillère en placement et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs Mobilières Desjardins, Anik Armand et son équipe se spécialisent dans la gestion de portefeuille de plus de 100 000$. Elle est aujourd’hui à la tête d’une équipe de huit personnes qu’elle a judicieusement choisie.  Mais la femme d’affaires a aussi eu son lot d’obstacles à surmonter en 27 ans de carrière. 

Si le fait d’être une femme dans un milieu d’homme amène son lot de défis, Mme Armand estime que c’est aussi un avantage. Son empathie et son écoute, des qualités qu’elle associe davantage aux femmes, peuvent être un atout auprès des clients. Elle estime aussi que les femmes ont tendance à aller au-delà des exigences pour se prouver.

«Le philosophe Nietzche disait ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Ça a toujours été ma philosophie. Quand j’ai eu des obstacles dans ma vie, c’est ce que je me suis dit. Amène ta game, ton expertise et ton professionnalisme à un autre niveau, ce qui va faire en sorte qu’ils ne pourront pas se passer de tes services.»

Impliquée auprès des femmes

Bien que la situation se soit améliorée aujourd’hui, Mme Armand rappelle que les femmes ne représentent que 15% de l’ensemble des conseillers en placement au Canada. La profession attirerait moins les femmes en raison de l’instabilité découlant du statut de travailleur autonome, croit-elle.

Pour renverser la vapeur, Mme Armand s’implique depuis plusieurs années en mentorat. Elle a aussi mis sur pied le congrès Femmes en mouvement, une journée entièrement dédiée aux conseillères en placement.

«J’ai trouvé ça difficile de passer à travers, raconte-t-elle. J’ai toujours été entourée de gars. Je trouvais les gars un peu machos. Je ne peux pas dire que j’ai été fortement encouragée par les hommes. J’ai décidé qu’ayant bien réussi de mon côté, j’allais aider les femmes.»

Philantrope

En plus de sa carrière professionnelle, Anik Armand s’implique aussi depuis de nombreuses années dans de nombreuses causes pour les différents hôpitaux de la région. En plus du Tour de la Montagne Desjardins, elle s’implique notamment au sein du Défi vélo santé, la course en couleur 5km de l’Arc-en-ciel et la Maison Victor-Gadbois.

Elle admet avoir accepté une première implication philanthropique dans une optique de développement des affaires, mais elle dit avoir rapidement attrapé la piqûre. «Ce qu’on fait laisse de vrais dollars; ça s’en va pour de vrais équipements, ça sauve des gens», explique-t-elle.

L’implication de la femme d’affaires a d’ailleurs été saluée par ses pairs. Récipiendaire du prix Conseillère émérite 2014 du journal <@Ri>Finances et Investissement<@$p>, son influence positive auprès de ses pairs a aussi été saluée lors du Congrès des conseillers, où on lui a décerné le prix Philippe-Boivin. La Chambre de commerce et d’industrie de la Vallée-du-Richelieu (CCIVR) l’a aussi sacrée personnalité d’affaires 2016.

«J’ai des idées pour aider des entrepreneurs et m’impliquer davantage dans la communauté, dit-elle. &nbsp;[Le prix de la CCIVR] m’a donné des ailes en me disant  »ça a l’air que tu fais quelque chose de bien, ne lâche pas! »»

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