6 décembre 2019
Alexandre Gendron débouté en Cour d’appel
Par: Denis Bélanger

Alexandre Gendron

Reconnu coupable en juin 2018 du meurtre non prémédité de sa conjointe Cheryl Bau-Tremblay alors qu’elle était enceinte, Alexandre Gendron s’est fait refuser la tenue d’un nouveau procès le 18 novembre dernier par la Cour d’appel.

À la suite de son verdict, l’homme de 39 ans s’était tourné vers les procureurs Me Émilie Breton-Côté et Me Léo Fugazza pour tenter de faire casser le verdict à la cour d’appel.

Rappelons que la partie déposant un appel doit démontrer qu’il y a eu erreur ou omission, laquelle aurait pu changer la donne au procès. Dans ce cas-ci, le camp de Gendron estimait que le juge Daniel Royer aurait dû expliquer au jury les concepts de provocation et de légitime défense, même s’ils ne faisaient pas partie de la stratégie de défense de l’avocat de Gendron. Durant le procès tenu au palais de justice de Saint-Hyacinthe du 4 au 22 juin, l’accusé avait reconnu avoir causé la mort de la victime, mais en affirmant que c’était involontaire. On avait misé sur la défense d’intoxication.

Les trois juges de la Cour d’appel ont toutefois considéré que les circonstances entourant la mort de Cheryl Bau-Tremblay ne remplissaient pas tous les critères pour être qualifiées de légitime défense.

Alexandre Gendron demeurera derrière les barreaux au moins jusqu’en 2027 avant d’être admissible à une libération conditionnelle. Toute sentence de meurtre au second degré s’accompagne d’une sentence d’emprisonnement à perpétuité et le temps d’attente de la libération conditionnelle varie de 10 à 25 ans.

Les deux parties s’étaient entendues pour une suggestion commune de 12 ans dont le compteur commençait dès l’arrestation d’Alexandre Gendron à l’été 2015.

Une mort bouleversante
Le décès de Cheryl Bau-Tremblay avait secoué la région en août 2015, puisque la femme de 28 ans était enceinte de 20 semaines de l’enfant de Gendron. Le corps avait été retrouvé dans un sac de couchage. Gendron a officiellement été accusé le 7 août.

Cheryl Bau-Tremblay est décédée le 1er août 2015, étranglée selon le pathologiste judiciaire. Elle était revenue ce jour-là à la maison après s’être absentée pendant plusieurs jours à la suite d’une querelle avec Gendron qui avait nécessité l’intervention des policiers.

Alexandre Gendron a toujours nié durant le procès son intention de tuer la jeune femme de 28 ans, ayant prétendu à un accident à la suite d’une querelle.

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