25 juillet 2018
Le plus longue randonnée de kayak au monde
Alexandra Turgeon pagaiera au suivant
Par: Karine Guillet
Alexandra Turgeon s’entraîne sur la rivière Richelieu pour braver le Saint-Laurent.
Photo: François Larivière

Alexandra Turgeon s’entraîne sur la rivière Richelieu pour braver le Saint-Laurent. Photo: François Larivière

Une ancienne du club de canotage d’Otterburn Park mettra sa pagaie au profit d’une bonne cause, alors qu’elle s’attaquera à la plus longue randonnée de kayak au monde, soit 260 kilomètres sur le Saint-Laurent, pour que des enfants défavorisés du Québec puissent avoir accès à des cours de musique.

Au cours des quatre jours que durera le Défi, entre le 9 et le 12 août, les participants à l’épreuve solo devront parcourir une moyenne de 65 kilomètres par jour sur le fleuve Saint-Laurent pour se rendre de Montréal à Québec. L’argent amassé ira à l’organisme Jeunes musiciens du monde, un organisme qui permet à des jeunes de Montréal, Sherbrooke, Québec et Kitcisakik de se familiariser avec la musique.
Celle qui étudie le droit à l’Université de Sherbrooke raconte avoir découvert le Défi kayak Desgagnés un peu par hasard sur les réseaux sociaux. «Je venais de faire un examen, ça n’avait pas bien été, raconte Alexandra Turgeon, un brin rieuse. J’ai vu ce défi-là, je me suis dit; c’est parfait, c’est ça qu’il me faut. Je me suis inscrite sur un coup de tête et après j’ai vu l’ampleur du défi.»
Tout de suite, elle raconte avoir été séduite par le défi qui allie sa passion pour le sport nautique à son envie d’aider les personnes vulnérables, elle qui complète présentement une maîtrise en droit de la santé. Quadruple médaillée canadienne en canoë-kayak, le défi était aussi pour elle l’occasion de redonner un peu de ce que la vie lui a offert. Elle estime d’ailleurs que le sport l’a aidée dans son parcours scolaire, en contribuant à son épanouissement personnel.
«Moi, j’ai eu de la chance, mes parents m’ont soutenue. Si je n’avais pas eu mes parents, je ne me serais pas rendue aux championnats canadiens, explique-t-elle. Pour moi, c’est une grosse fierté, mais aussi un trophée qui a été gagné grâce à beaucoup de personnes. J’ai un certain talent en kayak; si je peux le donner pour aider des enfants, je vais le faire.»

Pagayer tous les jours
Pour faire face au Saint-Laurent, l’athlète originaire de Mont-Saint-Hilaire pagaie 25 km tous les jours sans arrêter, soit l’équivalent de la distance entre Otterburn Park et Chambly. Elle complète son entraînement avec de la musculation en salle d’entraînement l’après-midi. Elle souhaite éventuellement augmenter la distance en continu à 45 km avant le défi.

Défi personnel
L’athlète profitera aussi de la course pour représenter la première nation des Malécites de Viger, alors que son drapeau sera hissé au kayak. C’est son principal commanditaire, Rochard Ruest de Kaclauma, qui lui a demandé d’être le porte-couleur de la nation.
Si certains relèvent le défi en tandem, l’Hilairemontaise a pour sa part choisi de le faire en solo. «J’ai vu des enfants qui travaillaient très fort pour se sortir de la pauvreté, lance-t-elle. C’est un parallèle intéressant à faire. Ça va être difficile physiquement et mentalement. Mais je me dis que je vais être capable de le faire comme les enfants vont être capables de se sortir de la pauvreté.»

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