25 février 2021
Homicide involontaire d’un nonagénaire
Abraham Leblanc attend son enquête préliminaire
Par: Denis Bélanger

Abraham Leblanc.

Accusé d’avoir causé involontairement la mort d’un homme de 92 ans à l’automne 2019 à Belœil, Abraham Leblanc n’a toujours pas subi de procès. L’accusé de 37 ans devra toutefois comparaître à nouveau au palais de justice de Saint-Hyacinthe le 24 avril pour son enquête préliminaire.

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Cette étape permet notamment aux avocats de la défense d’évaluer la preuve détenue par la Couronne dans le dossier. « À la suite de cette étape, nous connaîtrons la position de la défense, soit si elle veut un procès ou plaider coupable. S’il y a procès, l’accusé devra choisir s’il veut un jury ou un juge seul », explique Me Marie-Claude Morin, qui représente la Couronne dans le dossier.

Notons qu’Abraham Leblanc est défendu par le criminaliste Me Martin Latour, qui a assuré dernièrement la défense de cet homme de Montréal, Jérémie Fortier-Grenier, arrêté pour avoir tué son père. L’Œil Régional a tenté de contacter MeLatour pour avoir plus de détails dans ce dossier, mais il n’a pas été en mesure de rappeler le journaliste au moment de mettre sous presse.

Outre l’accusation d’homicide involontaire, Abraham Leblanc fait aussi face à un chef d’accusation de voie de fait causant des lésions corporelles.

La peine maximale pour un homicide involontaire est la prison à vie, mais il n’y a pas de peine minimale. Il revient souvent au juge de première instance de déterminer la peine. Évidemment, la Couronne et la défense peuvent faire des suggestions communes.

Bien que plus d’une année se soit écoulée entre l’arrestation et l’enquête préliminaire, la COVID-19 n’a eu aucun effet sur le déroulement des procédures de l’avis de Me Marie-Claude Morin.

Une querelle qui tourne mal

L’événement remonte au 26 octobre 2019, alors que les policiers de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent avaient été appelés à se rendre sur la rue Jeanne-Mance à Belœil pour secourir un homme ayant subi des blessures à la suite d’une chute sur le trottoir.

Selon plusieurs témoins et le Journal de Montréal, le chien de la victime aurait été au cœur d’une querelle qui a mené à la chute de l’homme de 92 ans, Lionel Martineau. Ce dernier est décédé deux jours plus tard et le dossier a ainsi été confié à la Sûreté du Québec. L’enquête a duré quelques mois avant que les policiers n’arrêtent officiellement M. Leblanc en janvier 2020.

Abraham Leblanc a été remis en liberté par la suite, sous plusieurs conditions. En plus d’un engagement de 2000 $ sans dépôt, M. Leblanc n’avait pas le droit de discuter de la présente cause avec plusieurs personnes de son entourage. Il lui était aussi interdit de faire toute allusion à la victime sur les médias sociaux. Une ordonnance de non-publication avait été émise pour protéger l’identité d’un témoin de la cause.

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