11 octobre 2017
Destitution de la présidente d’élection
Abandon du recours
Par: Denis Bélanger

La signature du registre du mois de septembre continue de faire couler de l'encre. Photo : Archives

Le fondateur du parti politique Vision Citoyenne, Jean-Pierre Bessette II, abandonne ses démarches devant la Commission municipale du Québec (CMQ) visant à destituer la présidente des élections de Mont-Saint-Hilaire, la greffière Anne-Marie Piérard.

M. Bessette, également candidat aux élections municipales estimait avoir noté des manquements lors de la tenue en septembre des deux registres sur deux projets de règlement reliés au Plan d’urbanisme durable (PUD). Les parties concernées dans ce dossier devaient comparaître devant la CMQ le 4 octobre, mais le requérant a annoncé le matin même l’abandon du recours, justifié par un manque de temps et d’avocat en droit municipal. «Mais je lance un avis de haute surveillance pour les élections et surtout pour les votes.»

De son côté, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a tenu à témoigner sa confiance envers son employée. «La greffière, qui agit à titre de présidente d’élection, s’est toujours acquittée de ses fonctions avec intégrité, rigueur et professionnalisme.»

Le maire Yves Corriveau a affirmé que Jean-Pierre Bessette faisait preuve d’un comportement «inacceptable». Selon M. Corriveau, c’était la quatrième fois en peu de temps que M. Bessette sonnait l’alarme pour rien. De son côté, l’aspirant conseiller affirme que ses interventions ont pour but d’assurer que tout se déroule dans les règles de l’art et en toute transparence. «Il y a déjà des discordances dans les réponses que j’ai eues pour des dossiers.»

Encore des débats sur le registre
Le registre a continué de susciter des réactions lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 2 octobre. Rappelons que l’Association des citoyens de Mont-Saint-Hilaire (ACMSH) avait invité la population à signer le registre pour forcer la tenue d’un référendum, sans succès. Yves Corriveau a souligné pendant la séance que les membres du Comité sur l’avenir de la zone A-16 (CAZA-16), auquel siège un membre de l’ACMSH, avaient été mis au courant dès le début du mois d’août qu’il y aurait un registre. «On n’a rien entendu parler du mois d’août jusqu’à une semaine du registre», condamne le maire.

Irrité par les propos du maire, un membre du CAZA-16 a souligné que le comité était tenu à la confidentialité.

De son côté, le conseiller et membre du CAZA-16, Émile Grenon Gilbert, a reconnu que la Ville n’a pas su bien communiquer les bons coups du PUD, comme la protection des boisés ainsi que de la gestion des écosystèmes, de l’eau et des îlots de chaleur. Selon, l’élu, tous ces aspects du PUD étaient probablement difficiles à assimiler pour la population.

image