19 mars 2021
À la rencontre de Ces chiens qui font du bien
Par: Sarah-Eve Charland

Sophie Allard en compagnie de son chien Willie. Photo gracieuseté

Il y a deux ans, l’autrice Sophie Allard, de Mont-Saint-Hilaire, a vécu des moments difficiles l’ayant menée à un burnout. Son chien Willie a joué un rôle important dans son processus de guérison, l’inspirant ainsi à écrire un recueil de récits, tous vrais, dans son nouveau livre Ces chiens qui font du bien.

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« Un livre comme une doudou molletonnée dans laquelle on s’enroule », décrit-on d’emblée dans le livre. L’autrice, qui a aussi été journaliste à La Presse, a voulu écrire un livre réconfortant. Au cours de sa carrière de journaliste, elle a développé une expertise dans les récits de vie.

« C’est une passion pour moi. J’ai été journaliste pendant 20 ans. Le gros de mon travail a été de mettre l’expérience humaine au centre de mes reportages, de donner la parole aux gens. C’est toujours quelque chose que j’ai adoré faire. C’est ce que je voulais faire [dans mon livre]. J’avais l’espace. Dans un livre, je pouvais me laisser aller. J’ai eu un très grand plaisir à écrire ces récits-là », souligne-t-elle.

Elle s’est alors lancée dans la recherche de récits impliquant une relation unique entre un maître et son chien. Elle a découvert des histoires inusitées comme celle de Tika, un chien devenu une star des réseaux sociaux. Ou celle de Fox, un chien sauvé en Syrie par la SPCA International, deux ans après qu’une famille eut quitté le pays en urgence pour venir s’installer à Montréal.

« L’important pour moi était vraiment de choisir des histoires qui étaient diversifiées. Il y a des histoires très bouleversantes. Il y en a d’autres qui sont un peu plus légères. Je voulais avoir un certain équilibre dans l’émotion. Il y a des chiens de travail et, à l’inverse, il y a le chien qui accompagne un petit garçon dans ses derniers jours », poursuit Mme Allard.

Des photos à l’avant-plan

Le point fort du livre est de mettre en valeur la relation entre l’humain et le chien, ajoute-t-elle. C’est notamment l’une des raisons qui l’ont poussée à collaborer avec la photographe animalière Chantal Lévesque. Cette dernière s’est démarquée sur la scène internationale entre autres par la nomination de deux de ses clichés parmi le top 25 du concours international Pet Photographer of the Year en 2019.

Mme Allard ne connaissait pas Mme Lévesque avant d’entamer ses recherches pour le livre. Elle voulait qu’on puisse bien voir le lien entre le chien et son maître sur les photos.

« Mon but était d’en faire un recueil de récits, mais aussi un beau livre. Des photographes animaliers, il n’y en a pas des tonnes. Photographier des chiens, des animaux, ce n’est pas si évident. Les photos de Chantal m’ont vraiment interpellée. Elle photographie beaucoup dans le mouvement et puis elle est capable de saisir l’émotion dans le regard du chien. »

Les récits sont entrecoupés de courts textes informatifs qui permettront aux lecteurs d’en connaître davantage sur les chiens, que ce soit sur le montant que les familles sont prêtes à dépenser pour leur chien ou encore l’évolution biologique de la communication entre l’animal et l’humain.

Bien que le livre s’adresse de prime abord aux amoureux des chiens, il peut avoir une résonance auprès de tout le monde, mentionne l’autrice. « Ce n’est pas nécessairement un livre de chiens. Il y a des récits pour tous ceux qui sont intéressés à apprendre sur l’humain. »

Le livre Ces chiens qui font du bien est disponible dans toutes les librairies. Dans la région, il est disponible au Buropro Citation.

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