20 novembre 2019
Bilan de mi-mandat pour Diane Lavoie
Récolter ce qu’elle a semé
Par: Sarah-Eve Charland
La mairesse de Belœil, Diane Lavoie.  Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

La mairesse de Belœil, Diane Lavoie. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

L’Œil Régional a rencontré la mairesse de Belœil et les maires de Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park et McMasterville pour discuter de leur bilan de mi-mandat depuis les élections municipales de 2017. Diane Lavoie, Yves Corriveau, Denis Parent et Martin Dulac ont accepté de parler des défis des deux dernières années et des projets à venir jusqu’à l’automne 2021.

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La mairesse de Belœil, Diane Lavoie, récolte ce qu’elle a semé depuis sa première élection en tant que première magistrate. C’est de cette façon qu’elle décrit le bilan de la première moitié de son troisième mandat durant lequel elle a poursuivi ses objectifs de développement économique et d’action environnementale.
Rencontrée en entrevue, elle avoue d’emblée que ce mandat s’est particulièrement démarqué des précédents alors qu’elle a été sollicitée pour s’impliquer à différents niveaux. Elle a notamment accepté de siéger à l’Union des municipalités du Québec (UMQ), à la MRC de la Vallée-du-Richelieu en tant que préfète, aux tables des préfets de la Couronne Sud et de la Montérégie et aux conseils d’administration d’exo et des régies de police et d’incendie.
« Mes deux dernières années, c’était l’apprentissage de toutes ces nouvelles tâches, malgré que ça se passe bien. J’ai quelque chose de précieux, un conseil solide. Ça m’aide beaucoup. Je sais facilement ce qu’ils veulent et où ils veulent aller. C’est facile », assure-t-elle.
Lors de sa campagne électorale, elle s’était commise sur cinq axes, soit ville verte, développement économique, qualité de vie, infrastructures et saine gestion.
Elle avait placé en priorité la plantation de 4000 arbres en quatre ans. À la fin de l’année, la Ville devrait avoir planté près de 2400 arbres. Elle compte poursuivre sur cette lancée tout en promouvant le programme de subvention de plantation d’arbres. L’Écocentre est gratuit depuis mars 2019 sous présentation de la carte Accès Belœil, comme elle l’avait suggéré en campagne électorale. La mairesse souligne aussi que le Comité d’embellissement et le Comité consultatif en développement durable (CCDD) incitent les actions citoyennes comme elle le souhaitait.
Mme Lavoie ne sait toutefois pas quelle sera la suite de la ville verte. « Le CCDD et le comité d’embellissement vont arriver au printemps avec des nouveaux projets. On prévoit toujours des budgets. »
Soutenir le développement économique aux sorties de l’autoroute 20, attirer 60 M$ en investissements dans la zone industrielle et maintenir les programmes de subvention afin de soutenir les investissements constituent ses engagements sous le thème développement économique.
« Que dire de plus? La seule partie qu’on n’a pas réalisée, c’est l’outil électronique pour favoriser l’implantation de nouveaux commerces. Ce n’est pas facile; on voulait mettre en place une plateforme pour évaluer le nombre de locaux disponibles. Il faut avoir l’aide des propriétaires. On a choisi de le travailler différemment en organisant des rencontres par zone avec les commerçants. »

Congestions routières
La croissance économique rapide de Belœil a créé d’autres défis, reconnaît la mairesse. Des artères routières se retrouvent de plus en plus congestionnées comme c’est le cas de la rue Saint-Jean-Baptiste et du boulevard Yvon-L’Heureux.
« On a rencontré exo cette année pour revoir le transport local. Si on veut justement donner la chance d’avoir le choix entre l’automobile et le transport en commun, il faut que le circuit soit performant. On a reçu hier [l’analyse d’exo]. Il faudra se rassoir avec exo concernant l’évaluation des coûts de ce qu’on avait demandé. […] On va en discuter avec le budget. On voit que c’est un enjeu », mentionne la mairesse.
Des options sont sur la table, comme de subdiviser les deux circuits du secteur de Belœil en trois et d’augmenter la fréquence des autobus.
Afin d’améliorer la fluidité, la reconfiguration de la rue Saint-Jean-Baptiste, entre le boulevard Yvon-L’Heureux et l’autoroute 20, est prévue en 2021. La Ville prévoit ajouter un carrefour giratoire au prolongement de la rue Serge-Pepin et à l’intersection de la rue Ange-Aimé-Lebrun.
En 2020, le conseil se penchera sur la configuration du boulevard Yvon-L’Heureux. Il donnera un mandat à une firme pour obtenir des premiers plans concepts qui devraient être par la suite présentés en consultation auprès de la population.
« Ce sont des projets à long terme. Avec le développement de notre ville, on n’a pas le choix de revoir ces grosses artères. La 116, Yvon-L’heureux, Saint-Jean-Baptiste, Choquette, Des Chênes, ce sont toutes des artères en demande. Si on a un problème de congestion sur la 116, le transfert de la mobilité se fait sur Yvon-L’Heureux. Il faut s’assurer que ça reste fluide, mais conserver le caractère urbain rural. On ne veut pas la transformer en autoroute. »

D’autres engagements à terminer
Dans ce qu’il reste à accomplir, la revitalisation de la rue Duvernay en est toujours à l’étape de la conception des plans concepts en collaboration avec les commerçants. La Ville a mis la main sur une subvention de 750 000 $ pour cette réalisation.
La mairesse souhaitait favoriser les ententes culturelles, sportives et en loisirs. Devant le défi de réunir et d’impliquer les directeurs généraux (déjà bien occupés) des municipalités intéressées, le dossier a finalement été piloté par la MRC qui a déposé une demande d’aide financière auprès du gouvernement du Québec pour embaucher une ressource. Cette dernière sera dédiée à recenser ce qu’il y a d’offert sur le territoire et les besoins des municipalités.
À venir
Afin de planifier les prochaines années, le conseil municipal a choisi d’élaborer un plan d’investissement qui s’étale sur 10 ans. Ce document engloberait tous les investissements de tous les départements de la ville. Il s’agirait de la première fois qu’une telle démarche est réalisée.
« Tu ne peux pas prévoir un budget sur trois ans. Tu dois faire un règlement d’emprunt temporaire, puis un règlement d’emprunt ; tu es déjà rendu à deux ou trois ans. Il faut avoir une vision à long terme », ajoute-t-elle.

Le Vieux-Belœil s’est imposé dans les enjeux
Les deux projets de l’ancien IGA et du Carré Saint-Jean-Baptiste, sur le point de se réaliser dans le Vieux-Belœil, n’ont pas été abordés en campagne électorale, mais se sont toutefois imposés dans l’actualité. Le premier a pratiquement tout en main pour se réaliser. Le promoteur du second doit encore déposer le plan d’intégration et d’implantation architectural auprès du Comité consultatif d’urbanisme.
« On ne sait jamais quand un promoteur va arriver avec un projet », précise-t-elle. Quelle est la vision de la Ville concernant l’avenir du Vieux-Belœil? « On suit le dossier. Le Carré Saint-Jean-Baptiste a toujours été une cassure avec le Vieux-Belœil. C’est un coin qui a besoin d’être aimé. Il ne faut pas se leurrer. Il y a des résidences là-dedans qui sont à la limite de l’insalubrité. Et il y a des citoyens qui vivent là-dedans. Ce n’est pas tout beau dans ce coin-là. »
Elle assure demeurer en communication avec la Société d’histoire et de généalogie de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire, qui a d’ailleurs déposé un mémoire sur le Carré Saint-Jean-Baptiste. « Comment ça va ressortir, je ne sais pas? Ça va dépendre des consultations. Il faut avoir de l’ouverture autant de la part des citoyens, de l’administration, des élus et du promoteur. Pour arriver à un beau projet, il fait mettre de l’eau dans son vin. On travaille tout le monde au bénéfice de l’ensemble des citoyens », termine-t-elle

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