7 octobre 2016
1:54 en salle le 13 octobre
Par: L'Oeil Régional
1:54 était le premier long métrage à titre de réalisateur de Yan England. Il est accompagné d'Antoine-Olivier Pilon sur la photo.

1:54 était le premier long métrage à titre de réalisateur de Yan England. Il est accompagné d'Antoine-Olivier Pilon sur la photo.

CINÉMA. Fort de deux prix au Festival du film francophone d’Angoulême en France, dont le Valois Magelis décerné par un jury étudiant, et d’un bel accueil au Festival de cinéma de la ville de Québec, le premier long métrage de Yan England 1:54 sortira en salle le 13 octobre.

Mettant en vedette Antoine-Olivier Pilon, Sophie Nélisse, David Boutin, Patrice Godin et Lou-Pascal Tremblay, ce drame psychologique raconte l’histoire de Tim, un jeune homme timide et intelligent.

«Tim est un jeune garçon de 16 ans qui est tanné d’être la tête de Turc de son école et qui souhaite faire sa place. Ayant un talent en course, il joint l’équipe de son école où il confronte son intimidateur», raconte Yan England.

Le film, qui allie les univers scolaire et sportif avec comme trame de fond l’intimidation, a été l’occasion pour le réalisateur de faire une fleur à son ancien club d’athlétisme, Les Coriaces de Mont-Saint-Hilaire.

«Le logo et le nom du club sont bien visibles dans le film. C’est une façon pour moi de rendre hommage à ce club qui m’a beaucoup donné en apprentissages. Certaines scènes du film sont d’ailleurs inspirées des façons de faire de mon entraîneur. En plus, les membres du club m’ont aidé pour certaines scènes de 1:54», note-t-il.

Un rêve devenu réalité

Ce n’est pas d’hier que le natif de Mont-Saint-Hilaire souhaitait se lancer dans l’univers de la réalisation. Ayant comme idole Charlie Chaplin, qui a touché à plusieurs aspects de la production (acteur, réalisateur, scénariste, compositeur et producteur), Yan a été amené vers la réalisation par un concours de circonstances.

«Lorsqu’un projet comme comédien est tombé à l’eau, ce fut l’occasion de me lancer dans la réalisation de courts métrages. Henry a notamment connu une vie extraordinaire ponctuée d’une nomination aux Oscars comme meilleur court métrage de fiction», ajoute-t-il.

Avec le succès de Moi et de Henry, Yan s’est ensuite lancé dans la réalisation de 1:54. En plus de réaliser le film, le processus de rédaction s’est étiré sur trois ans. Il assure que le jeu en a valu la chandelle jusqu’à maintenant.

«La réalisation de 1:54 a répondu à mes attentes fois mille! J’ai eu la chance de travailler avec une superbe équipe où tout le monde croyait au projet. C’est définitivement une expérience que je voudrais répéter dans le futur», conclut celui qui a déjà d’autres idées en tête.

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