26 juillet 2017
Un nouvel acquéreur pour le Ciné-parc Saint-Hilaire
Par: Vincent Guilbault
Même si la température n’est pas aussi clémente que l’année dernière le nouvel actionnaire Kevin Patenaude note que l'achalandage grimpe d’année en année. Photo: François Lapierre

Même si la température n’est pas aussi clémente que l’année dernière le nouvel actionnaire Kevin Patenaude note que l'achalandage grimpe d’année en année. Photo: François Lapierre

Le propriétaire du Ciné-parc Saint-Hilaire André Monette passe tranquillement le flambeau à un nouvel acheteur. Kevin Patenaude, ancien directeur du cinéma Le Capitol, à Saint-Jean-sur-Richelieu, vient de se porter acquéreur de la moitié des actions du complexe de Mont-Saint-Hilaire.

Pour le moment, M. Monette continue le travail relié à l’administration pendant que le nouveau propriétaire s’occupe du travail sur le terrain. M. Monette gère aussi la programmation des films, une tâche qui devrait lui incomber même après la vente complète de ses parts à M. Patenaude, dans les prochaines années. «Il va sûrement continuer de le faire, explique Kevin Patenaude. Il le fait depuis 40 ans, pour ici et pour d’autres cinémas. C’est sa passion.»

Le cinéma est aussi la passion de M. Patenaude, résident et conseiller municipal de Mont-Saint-Grégoire. Pendant plus de 16 ans, il a travaillé au Capitol, d’abord sur le plancher, puis comme projectionniste et, finalement, comme directeur. «J’ai gradué dans cette entreprise», dit-il. Même après le rachat par Cineplexe Odeon, l’entreprise lui a payé ses études universitaires pour lui permettre de parfaire sa formation.

Mais aujourd’hui, il rêve surtout d’être propriétaire. «Chez Cineplex, on peut toujours grossir, changer de cinéma. Mais je ne voulais pas quitter mon cinéma de quartier pour aller au Dix30 et comme je savais que le ciné-parc allait être vendu, j’ai sauté sur l’occasion. J’avais le goût de posséder mon entreprise dans le milieu du divertissement. Je me suis rendu compte que c’était ma passion.»

Un bel avenir pour les ciné-parcs

On dénombre seulement cinq ciné-parcs au Québec, mais selon Kevin Patenaude, ils sont tous rentables. Toutefois, certains propriétaires ont vendu leur entreprise pour les profits reliés à la vente du terrain.

Certains ciné-parcs ont aussi fermé leurs portes en raison du virage technologique. «Il fallait passer au numérique, mais ce sont de gros investissements; on parle d’environ 75 000 $ par écran», estime M. Patenaude.

Après deux incendies en 2010 et 2011, les installations de Mont-Saint-Hilaire ont été reconstruites en neuf. Environ un an après, le ciné-parc adoptait la nouvelle technologie de projection. «Depuis le numérique, les chiffres sont en hausses. Le numérique a ramené les gens au ciné-parc; l’image est plus belle, tellement que nous n’avons plus besoin d’attendre la noirceur.»

L’activité condamnée à mourir il y a quelques années attire aujourd’hui les foules plus que jamais, affirme M. Patenaude. Surtout auprès des familles et de jeunes adultes, qui viennent en couple ou en groupe. «J’ai vu des jeunes arriver avec cinq voitures, leur petit barbecue, un autre avec son divan. Les clients peuvent apporter leur nourriture, même si nous en vendons.»

La saison a débuté à la mi-avril et devrait prendre fin à la fête du Travail. Puisque la belle saison s’étire parfois au-delà de septembre, le ciné-parc pourrait maintenir ses opérations un peu plus longtemps, pense Kevin Patenaude. Toutefois, la saison des blockbusters s’échelonne rarement au-delà d’août.

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