Paradis fiscaux: PKP a manqué de loyauté, dit Khadir

Publié le 9 février 2016

PQ Leader Pierre Karl Peladeau speaks during question period, Tuesday, May 26, 2015, at the Quebec legislature. THE CANADIAN PRESS/Clement Allard

POLITIQUE. Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a manqué de loyauté envers la nation québécoise parce que ses entreprises ont eu recours aux paradis fiscaux, a déclaré lundi le député de Québec solidaire (QS) Amir Khadir.

M. Khadir a rejeté les explications de M. Péladeau, à la suite de la diffusion de reportages soulevant des questions sur les pratiques du conglomérat Québecor qu'il contrôle.

«Comme loyauté à la nation du Québec, il y a un grand problème, a-t-il dit en conférence de presse. C'est un grand problème de déloyauté aux intérêts de la nation du Québec.»

Le président de QS, Andrès Fontecilla, a affirmé que le Parti québécois doit clarifier ses positions avant de penser à un éventuel rapprochement qui favoriserait le projet indépendantiste.

«Si le Parti québécois est d'accord avec les paradis fiscaux, on est loin d'une possibilité de convergence avec un parti de gauche tel que Québec solidaire, qui soutient que les compagnies privées doivent payer tous leurs impôts et davantage d'impôts», a-t-il dit.

Au terme d'un caucus en prévision de la rentrée parlementaire auquel participait notamment M. Fontecilla, mardi, M. Khadir a affirmé que plusieurs positions du PQ empêchent tout rapprochement.

Selon M. Khadir, l'élection de M. Péladeau comme chef du parti, en soi, a nui aux possibilités de pactes électoraux ou de collaborations sur des enjeux communs.

Le député a également reproché au PQ ses politiques d'austérité, son projet de charte de la laïcité et son préjugé favorable envers le milieu des affaires, au moment de son passage au pouvoir, de 2012 à 2014.

M. Khadir a décrit le choix de Bernard Drainville au poste de leader parlementaire comme un obstacle supplémentaire entre les deux formations, en raison de sa responsabilité dans le projet de laïcité péquiste.

«Le choix de leur leader parlementaire, pas seulement du chef, tout ça entraîne des complications, non seulement pour nous mais pour l'ensemble du mouvement souverainiste», a-t-il dit.

M. Khadir a soutenu que les pratiques fiscales de Québecor portent atteinte à l'engagement de M. Péladeau envers le Québec.

Après la conférence de presse, la députée de QS Françoise David a réclamé plus de vigueur de la part du gouvernement dans le dossier de l'achat du quincailler Rona par l'entreprise américaine Lowe's, annoncé la semaine dernière.

Mme David a réclamé des engagements écrits sur les emplois, le maintien du siège social au Québec et le recours aux fournisseurs locaux.

«Les garanties non écrites de Lowe's, ça ne vaut pas cher, alors au minimum: est-ce que la ministre de l'Économie pourrait exercer une forte pression, a-t-elle dit. Qu'est-ce que veut dire garder la vaste majorité des emplois: 55%, 80%? Moi je voudrais savoir.»

La Presse Canadienne

En manchette

Subvention de 2,75 m $ pour la caserne incendie

MONT-SAINT-HILAIRE. Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a fait l’annonce d’une subvention de 2,75 millions $ pour la construction de la nouvelle caserne incendie, au de Mont-Saint-Hilaire.

Une pétition pour sauver la piscine

OTTERBURN PARK. Plus de 500 résidents d'Otterburn Park ont signé une pétition pour sauvegarder la piscine municipale du parc Edmond-Auclair. La pétition devrait être déposée lors d'une prochaine séance publique du conseil municipal.

Paradis fiscaux: PKP a manqué de loyauté, dit Khadir

Publié le 9 février 2016

PQ Leader Pierre Karl Peladeau speaks during question period, Tuesday, May 26, 2015, at the Quebec legislature. THE CANADIAN PRESS/Clement Allard


POLITIQUE. Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a manqué de loyauté envers la nation québécoise parce que ses entreprises ont eu recours aux paradis fiscaux, a déclaré lundi le député de Québec solidaire (QS) Amir Khadir.

M. Khadir a rejeté les explications de M. Péladeau, à la suite de la diffusion de reportages soulevant des questions sur les pratiques du conglomérat Québecor qu'il contrôle.

«Comme loyauté à la nation du Québec, il y a un grand problème, a-t-il dit en conférence de presse. C'est un grand problème de déloyauté aux intérêts de la nation du Québec.»

Le président de QS, Andrès Fontecilla, a affirmé que le Parti québécois doit clarifier ses positions avant de penser à un éventuel rapprochement qui favoriserait le projet indépendantiste.

«Si le Parti québécois est d'accord avec les paradis fiscaux, on est loin d'une possibilité de convergence avec un parti de gauche tel que Québec solidaire, qui soutient que les compagnies privées doivent payer tous leurs impôts et davantage d'impôts», a-t-il dit.

Au terme d'un caucus en prévision de la rentrée parlementaire auquel participait notamment M. Fontecilla, mardi, M. Khadir a affirmé que plusieurs positions du PQ empêchent tout rapprochement.

Selon M. Khadir, l'élection de M. Péladeau comme chef du parti, en soi, a nui aux possibilités de pactes électoraux ou de collaborations sur des enjeux communs.

Le député a également reproché au PQ ses politiques d'austérité, son projet de charte de la laïcité et son préjugé favorable envers le milieu des affaires, au moment de son passage au pouvoir, de 2012 à 2014.

M. Khadir a décrit le choix de Bernard Drainville au poste de leader parlementaire comme un obstacle supplémentaire entre les deux formations, en raison de sa responsabilité dans le projet de laïcité péquiste.

«Le choix de leur leader parlementaire, pas seulement du chef, tout ça entraîne des complications, non seulement pour nous mais pour l'ensemble du mouvement souverainiste», a-t-il dit.

M. Khadir a soutenu que les pratiques fiscales de Québecor portent atteinte à l'engagement de M. Péladeau envers le Québec.

Après la conférence de presse, la députée de QS Françoise David a réclamé plus de vigueur de la part du gouvernement dans le dossier de l'achat du quincailler Rona par l'entreprise américaine Lowe's, annoncé la semaine dernière.

Mme David a réclamé des engagements écrits sur les emplois, le maintien du siège social au Québec et le recours aux fournisseurs locaux.

«Les garanties non écrites de Lowe's, ça ne vaut pas cher, alors au minimum: est-ce que la ministre de l'Économie pourrait exercer une forte pression, a-t-elle dit. Qu'est-ce que veut dire garder la vaste majorité des emplois: 55%, 80%? Moi je voudrais savoir.»

La Presse Canadienne