Vente de Rona: Couillard prône une «économie ouverte»

Publié le 5 février 2016

Philippe Couillard a rejeté du revers de la main les virulentes critiques prononcées la veille par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault.

© La Presse Canadienne

QUÉBEC. Le Québec doit favoriser une économie ouverte aux marchés étrangers, a commenté le premier ministre Philippe Couillard jeudi, au lendemain de l'acquisition controversée du quincailler Rona par l'entreprise américaine Lowe's.

Interrogé à savoir si cette perte d'une entreprise québécoise aux mains d'étrangers était une bonne ou une mauvaise chose pour le Québec, M. Couillard a évité de se prononcer directement, contrairement à sa ministre de l'Économie, Dominique Anglade, qui jugeait mercredi que la transaction serait «bénéfique» pour le Québec.

M. Couillard n'est pas allé aussi loin, mais il n'a pas remis en question la pertinence de la transaction, conclue de manière «consensuelle» entre les deux parties, a-t-il fait valoir lors d'une brève mêlée de presse, jeudi matin.

C'est la première fois que M. Couillard commentait la nouvelle relative à la prise de contrôle, au coût de 3,2 milliards $, du quincailler québécois par l'américaine Lowe's, une nouvelle qui a divisé la classe politique.

Partisan d'une économie «ouverte», il a invité les entreprises québécoises à conquérir les marchés étrangers, de la même manière que le font les entreprises d'autres pays en s'emparant des compagnies québécoises.

«Il faut que le Québec envoie le signal qu'il est dans une économie ouverte et qu'on doit nous aussi continuer à conquérir les marchés étrangers», a-t-il soutenu, en notant que les entreprises québécoises ont fait pour 30 milliards $ d'acquisitions en 2014.

Ce discours a piqué au vif l'opposition péquiste, qui est revenue à la charge pour rappeler qu'il était habituel dans différents pays, comme la France, d'adopter des politiques visant à protéger leurs sièges sociaux.

En point de presse, le leader parlementaire de l'opposition péquiste, Bernard Drainville, a rappelé qu'un comité, dont faisait partie l'ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget, avait été mis sur pied il y a quelques années précisément pour évaluer les moyens de conserver les sièges sociaux présents au Québec.

«Quand les libéraux sont arrivés (au pouvoir), ils ont jeté aux poubelles» le rapport produit par ce comité, a-t-il déploré.

M. Couillard a rejeté du revers de la main les virulentes critiques prononcées la veille par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault, estimant que tous deux souhaitaient faire reculer le Québec «au siècle précédent» sur le plan économique, en s'opposant à cette transaction.

Sans élaborer, le premier ministre s'est dit tout de même «préoccupé» par d'éventuelles conséquences de cette acquisition pour les familles, les travailleurs et les fournisseurs de Rona.

La Presse Canadienne

En manchette

Loi 76 sur le transport en commun: Une nouvelle taxe pour les automobilistes

TRANSPORT. Les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devront payer une nouvelle taxe de 45$ sur l’immatriculation afin de financer le transport en commun. Cette somme est établie dans la loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, adoptée le 19 mai.

Le CISSS revoit l'implantation de deux maisons de naissances

SANTÉ. Le Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Est (CISSSME) renvoie à la case départ le déploiement de maisons de naissances dans la région. Alors que le plan de l'ancienne Agence de la santé prévoyait deux maisons de naissances sur le territoire de Longueuil et Saint-Hyacinthe, la mise en place du CISSSME remet en question les projections initiales.

Vente de Rona: Couillard prône une «économie ouverte»

Publié le 5 février 2016

Philippe Couillard a rejeté du revers de la main les virulentes critiques prononcées la veille par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault.

© La Presse Canadienne


QUÉBEC. Le Québec doit favoriser une économie ouverte aux marchés étrangers, a commenté le premier ministre Philippe Couillard jeudi, au lendemain de l'acquisition controversée du quincailler Rona par l'entreprise américaine Lowe's.

Interrogé à savoir si cette perte d'une entreprise québécoise aux mains d'étrangers était une bonne ou une mauvaise chose pour le Québec, M. Couillard a évité de se prononcer directement, contrairement à sa ministre de l'Économie, Dominique Anglade, qui jugeait mercredi que la transaction serait «bénéfique» pour le Québec.

M. Couillard n'est pas allé aussi loin, mais il n'a pas remis en question la pertinence de la transaction, conclue de manière «consensuelle» entre les deux parties, a-t-il fait valoir lors d'une brève mêlée de presse, jeudi matin.

C'est la première fois que M. Couillard commentait la nouvelle relative à la prise de contrôle, au coût de 3,2 milliards $, du quincailler québécois par l'américaine Lowe's, une nouvelle qui a divisé la classe politique.

Partisan d'une économie «ouverte», il a invité les entreprises québécoises à conquérir les marchés étrangers, de la même manière que le font les entreprises d'autres pays en s'emparant des compagnies québécoises.

«Il faut que le Québec envoie le signal qu'il est dans une économie ouverte et qu'on doit nous aussi continuer à conquérir les marchés étrangers», a-t-il soutenu, en notant que les entreprises québécoises ont fait pour 30 milliards $ d'acquisitions en 2014.

Ce discours a piqué au vif l'opposition péquiste, qui est revenue à la charge pour rappeler qu'il était habituel dans différents pays, comme la France, d'adopter des politiques visant à protéger leurs sièges sociaux.

En point de presse, le leader parlementaire de l'opposition péquiste, Bernard Drainville, a rappelé qu'un comité, dont faisait partie l'ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget, avait été mis sur pied il y a quelques années précisément pour évaluer les moyens de conserver les sièges sociaux présents au Québec.

«Quand les libéraux sont arrivés (au pouvoir), ils ont jeté aux poubelles» le rapport produit par ce comité, a-t-il déploré.

M. Couillard a rejeté du revers de la main les virulentes critiques prononcées la veille par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault, estimant que tous deux souhaitaient faire reculer le Québec «au siècle précédent» sur le plan économique, en s'opposant à cette transaction.

Sans élaborer, le premier ministre s'est dit tout de même «préoccupé» par d'éventuelles conséquences de cette acquisition pour les familles, les travailleurs et les fournisseurs de Rona.

La Presse Canadienne