Ghomeshi devenait violent sans avertissement, dit une victime

Publié le 2 février 2016

Jian Ghomeshi, ancien animateur de l’émission culturelle Q à la radio de la CBC, a plaidé non coupable à quatre accusations d’agression sexuelle et à un chef de tentative d’étranglement pour vaincre la résistance de la victime.

©La Presse Canadienne

PROCÈS. L’ancien animateur vedette déchu Jian Ghomeshi a été décrit lundi comme un charmeur avec un côté sombre à son très attendu procès pour agression sexuelle lors duquel son avocate a suggéré que la première femme qui a témoigné contre lui mentait.

Dans un contre-interrogatoire intense, l’avocate de Jian Ghomeshi a accusé la femme d’avoir, au mieux, oublié des détails importants de sa version de ce qui s’est passé, ou dans le pire des cas, d’avoir inventé une partie de l’histoire. Malgré tout, la femme est restée calme sous les questions de Marie Henein.

Le témoin, qui ne peut être identifiée en raison d’un interdit de publication, a déclaré que l’ex-vedette de la CBC semblait être un gentleman humble, charmant et galant qui, sans aucun avertissement, devenait sombre et violent.

Lors de ce premier témoignage, la femme, qui avait à une époque considéré Ghomeshi comme un homme de qualité à fréquenter, a décrit comment il l’avait décontenancée en étant d’abord doux et poli pour en venir à lui tirer les cheveux si fort qu’il lui a fait mal.

«Cela semblait être comme une rage qui n’était pas là la seconde avant qu’il le fasse, a-t-elle expliqué. C’était vraiment déconcertant.»

Cet événement s’est déroulé en décembre 2002, alors qu’ils étaient assis dans la Volkswagen Coccinelle jaune de l’animateur près des édifices de la CBC à Toronto, a-t-elle déclaré dans la salle de Cour.

La femme, qui avait alors 41 ans, avait rencontré Ghomeshi dans une fête de Noël et il l’avait invitée à l’enregistrement d’une émission, après quoi ils étaient allés prendre un verre.

La femme a dit qu’elle n’était jamais allée voir la police à l’époque, affirmant qu’elle ne savait pas si elle avait des recours et si on allait la croire. Mais ce qui lui est arrivé a commencé à la ronger, surtout alors qu’il gagnait en popularité et devenait de plus en plus visible.

Seulement en 2014, lorsque Ghomeshi, qui a maintenant 48 ans, a écrit sur Facebook qu’il avait eu des relations sexuelles brutales, mais uniquement consensuelles avec des femmes qu’elle a commencé à penser à dévoiler ce qui lui était arrivé. Elle s’est confiée aux médias et ensuite à la police après que celui qui était alors chef des forces policières de Toronto ait encouragé les présumées victimes à parler.

En contre-interrogatoire, la femme a nié avoir été malheureuse que le populaire animateur semble avoir perdu intérêt pour elle après la rencontre initiale.

Me Henein a aussi dit que l’ancien animateur de la radio n’avait pas de Coccinelle au moment de leur rencontre.

«J’ai vu ce que j’ai vu, a répondu la femme. Cela ressemblait à cela».

Me Henein a fait beaucoup de cas de certaines divergences dans les témoignages entre ce qu’elle a déclaré à la Cour, à la police et aux médias, l’accusant même à un moment d’avoir «une mémoire fautive» ou de mentir.

L’ancien animateur de l’émission culturelle Q à la radio de la CBC a plaidé non coupable à quatre accusations d’agression sexuelle et à un chef de tentative d’étranglement pour vaincre la résistance de la victime. Sa cause sera jugée par un juge seul et non un jury. Le procès se poursuit mardi.

La Presse Canadienne

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Jian Ghomeshi, ancien animateur de l’émission culturelle Q à la radio de la CBC, a plaidé non coupable à quatre accusations d’agression sexuelle et à un chef de tentative d’étranglement pour vaincre la résistance de la victime.

©La Presse Canadienne


PROCÈS. L’ancien animateur vedette déchu Jian Ghomeshi a été décrit lundi comme un charmeur avec un côté sombre à son très attendu procès pour agression sexuelle lors duquel son avocate a suggéré que la première femme qui a témoigné contre lui mentait.

Dans un contre-interrogatoire intense, l’avocate de Jian Ghomeshi a accusé la femme d’avoir, au mieux, oublié des détails importants de sa version de ce qui s’est passé, ou dans le pire des cas, d’avoir inventé une partie de l’histoire. Malgré tout, la femme est restée calme sous les questions de Marie Henein.

Le témoin, qui ne peut être identifiée en raison d’un interdit de publication, a déclaré que l’ex-vedette de la CBC semblait être un gentleman humble, charmant et galant qui, sans aucun avertissement, devenait sombre et violent.

Lors de ce premier témoignage, la femme, qui avait à une époque considéré Ghomeshi comme un homme de qualité à fréquenter, a décrit comment il l’avait décontenancée en étant d’abord doux et poli pour en venir à lui tirer les cheveux si fort qu’il lui a fait mal.

«Cela semblait être comme une rage qui n’était pas là la seconde avant qu’il le fasse, a-t-elle expliqué. C’était vraiment déconcertant.»

Cet événement s’est déroulé en décembre 2002, alors qu’ils étaient assis dans la Volkswagen Coccinelle jaune de l’animateur près des édifices de la CBC à Toronto, a-t-elle déclaré dans la salle de Cour.

La femme, qui avait alors 41 ans, avait rencontré Ghomeshi dans une fête de Noël et il l’avait invitée à l’enregistrement d’une émission, après quoi ils étaient allés prendre un verre.

La femme a dit qu’elle n’était jamais allée voir la police à l’époque, affirmant qu’elle ne savait pas si elle avait des recours et si on allait la croire. Mais ce qui lui est arrivé a commencé à la ronger, surtout alors qu’il gagnait en popularité et devenait de plus en plus visible.

Seulement en 2014, lorsque Ghomeshi, qui a maintenant 48 ans, a écrit sur Facebook qu’il avait eu des relations sexuelles brutales, mais uniquement consensuelles avec des femmes qu’elle a commencé à penser à dévoiler ce qui lui était arrivé. Elle s’est confiée aux médias et ensuite à la police après que celui qui était alors chef des forces policières de Toronto ait encouragé les présumées victimes à parler.

En contre-interrogatoire, la femme a nié avoir été malheureuse que le populaire animateur semble avoir perdu intérêt pour elle après la rencontre initiale.

Me Henein a aussi dit que l’ancien animateur de la radio n’avait pas de Coccinelle au moment de leur rencontre.

«J’ai vu ce que j’ai vu, a répondu la femme. Cela ressemblait à cela».

Me Henein a fait beaucoup de cas de certaines divergences dans les témoignages entre ce qu’elle a déclaré à la Cour, à la police et aux médias, l’accusant même à un moment d’avoir «une mémoire fautive» ou de mentir.

L’ancien animateur de l’émission culturelle Q à la radio de la CBC a plaidé non coupable à quatre accusations d’agression sexuelle et à un chef de tentative d’étranglement pour vaincre la résistance de la victime. Sa cause sera jugée par un juge seul et non un jury. Le procès se poursuit mardi.

La Presse Canadienne