400 syndicats de la CSN négocieront en 2016

Mathias Marchal mathias.marchal@journalmetro.com Publié le 6 janvier 2016

Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux.

©Métro - Josie Desmarais

NÉGOCIATIONS. Si 2015 a été chargée sur le front syndical, 2016 le sera tout autant, promet Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Au total, 400 syndicats affiliés à la CSN négocieront le renouvellement de leur convention collective en 2016.

«Cette année, c’est une centaine de milliers de travailleurs, soit presque la moitié des syndiqués de la centrale syndicale qui sera en négociations», a indiqué mardi M. Létourneau (photo) lors de son traditionnel bilan annuel.

Dans le secteur de l’hôtellerie, les négociations s’annoncent encore une fois rudes. «Les hôteliers sont de robustes négociateurs, mais on a toujours été capable de tirer notre épingle du jeu et les syndiqués sont motivés», a déclaré M. Létourneau.

Dans le secteur des communications, les 3200 employés de Radio-Canada entameront une nouvelle ronde de négociations et le président de la CSN espère que les promesses libérales de réinvestissement de 150 M$ ne resteront pas lettre morte. Le quotidien <@Ri>La Presse<@$p> entamera aussi des négociations dans un contexte de disparition de l’édition papier en semaine qui a déjà engendré 158 mises à pied.

La CSN indique qu’elle suivra aussi attentivement le déroulement des négociations chez Bombardier, au chantier naval Davie, ainsi que le dossier des sages-femmes qui après s’être difficilement entendues avec le gouvernement en 2014, devront déjà se retrouver à la table de négociation.

L’autre moitié des syndiqués de la CSN – les employés des secteurs public et parapublic – feront savoir d’ici le début du mois de février s’ils entérinent l’entente de principe annoncée avant les Fêtes de fin d’année.

Si le Front commun syndical, qui regroupe près de 400 000 syndiqués, recommande d’accepter les offres gouvernementales (hausse moyenne de 9,1% sur 5 ans et maintien de la retraite à 61 ans), la Fédération de la santé et des services sociaux s’en est dissociée, et appelle ses 110 000 membres à rejeter l’entente.

«Mais c’est à chaque syndicat d’organiser une assemblée générale pour décider quelle suite donner [aux ententes]», a précisé Jacques Létourneau, qui indique qu’on aura un portrait global de la situation début février.

La CSN représente 325 000 travailleurs, dans 2000 syndicats, dont 170 000 dans les secteurs public et parapublic.

En manchette

Plus d’accidents mortels au Québec, sauf dans la région

FAIT DIVERS. Le bilan routier des quatre premiers mois de 2016 fait état d’une hausse de 30 décès sur les routes du Québec par rapport à la même période l’année précédente, sauf sur le territoire de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) où l’on signale une baisse.

400 syndicats de la CSN négocieront en 2016

Mathias Marchal mathias.marchal@journalmetro.com Publié le 6 janvier 2016

Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux.

©Métro - Josie Desmarais


NÉGOCIATIONS. Si 2015 a été chargée sur le front syndical, 2016 le sera tout autant, promet Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Au total, 400 syndicats affiliés à la CSN négocieront le renouvellement de leur convention collective en 2016.

«Cette année, c’est une centaine de milliers de travailleurs, soit presque la moitié des syndiqués de la centrale syndicale qui sera en négociations», a indiqué mardi M. Létourneau (photo) lors de son traditionnel bilan annuel.

Dans le secteur de l’hôtellerie, les négociations s’annoncent encore une fois rudes. «Les hôteliers sont de robustes négociateurs, mais on a toujours été capable de tirer notre épingle du jeu et les syndiqués sont motivés», a déclaré M. Létourneau.

Dans le secteur des communications, les 3200 employés de Radio-Canada entameront une nouvelle ronde de négociations et le président de la CSN espère que les promesses libérales de réinvestissement de 150 M$ ne resteront pas lettre morte. Le quotidien <@Ri>La Presse<@$p> entamera aussi des négociations dans un contexte de disparition de l’édition papier en semaine qui a déjà engendré 158 mises à pied.

La CSN indique qu’elle suivra aussi attentivement le déroulement des négociations chez Bombardier, au chantier naval Davie, ainsi que le dossier des sages-femmes qui après s’être difficilement entendues avec le gouvernement en 2014, devront déjà se retrouver à la table de négociation.

L’autre moitié des syndiqués de la CSN – les employés des secteurs public et parapublic – feront savoir d’ici le début du mois de février s’ils entérinent l’entente de principe annoncée avant les Fêtes de fin d’année.

Si le Front commun syndical, qui regroupe près de 400 000 syndiqués, recommande d’accepter les offres gouvernementales (hausse moyenne de 9,1% sur 5 ans et maintien de la retraite à 61 ans), la Fédération de la santé et des services sociaux s’en est dissociée, et appelle ses 110 000 membres à rejeter l’entente.

«Mais c’est à chaque syndicat d’organiser une assemblée générale pour décider quelle suite donner [aux ententes]», a précisé Jacques Létourneau, qui indique qu’on aura un portrait global de la situation début février.

La CSN représente 325 000 travailleurs, dans 2000 syndicats, dont 170 000 dans les secteurs public et parapublic.