Trudeau accueilli à bras ouverts par les chefs des Premières Nations

Publié le 9 décembre 2015

En présentant Justin Trudeau, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a multiplié les éloges et les remerciements.

©La Presse Canadienne

GATINEAU. Les chefs des Premières Nations ont réservé un accueil des plus chaleureux à Justin Trudeau qui prononçait un discours, mardi matin, devant leur assemblée.

Le nouveau premier ministre a manifestement déjà un grand capital de sympathie auprès des leaders de l'Assemblée des Premières Nations (APN), qui l'avaient invité mardi à prononcer un discours pour marquer l'ouverture de leur assemblée extraordinaire à Gatineau.

En présentant M. Trudeau, le chef national de l'APN, Perry Bellegarde, a multiplié les éloges et les remerciements, soulignant que c'était la première fois depuis de nombreuses années qu'un premier ministre du Canada s'asseyait avec les leaders de l'APN.

Il a ensuite félicité le chef libéral d'avoir nommé deux ministres autochtones – Jody Wilson-Raybould à la Justice et Hunter Tootoo aux Pêches – en insistant sur l'importance d'avoir des représentants des Premières Nations autour de la table des décisions.

Lorsqu'il a pris la parole, Justin Trudeau a commencé par dire «merci» dans plusieurs langues autochtones, provoquant des applaudissements de plus en plus nourris à chacun des remerciements qu'il prononçait.

Le premier ministre a promis que son gouvernement allait travailler comme un partenaire «à part entière» et tâcher de «rebâtir la confiance entre le gouvernement canadien et les peuples autochtones» en évitant d'«imposer des solutions du haut vers le bas».

La salle s'est levée d'un bond lorsqu'il a réitéré son intention de mettre sur pied une enquête sur les quelque 1200 femmes autochtones disparues ou assassinées, qui a commencé à prendre forme avec l'annonce, mardi, du déclenchement d'une première phase.

«Nous avons fait de cette enquête une priorité pour notre gouvernement parce que ceux qui ont été touchés par cette tragédie nationale ont suffisamment attendu», a fait valoir M. Trudeau.

«Les victimes méritent d'obtenir justice, et leurs familles, une opportunité de faire leur deuil et d'être entendues», a-t-il enchaîné, précisant que le processus en vue de la mise en place de cette investigation était déjà entamé.

Le chef libéral a signalé que le plafond de 2% d'augmentation pour le financement des programmes des Premières Nations serait aboli dès le premier budget fédéral.

Les libéraux reverront également de fond en comble la législation «imposée unilatéralement aux peuples autochtones par le gouvernement précédent», a de nouveau promis Justin Trudeau.

«Les mesures qui entrent en conflit avec vos droits, qui sont incompatibles avec les principes de bonne gouvernance ou celles qui n'ont tout simplement aucun sens sur le plan des politiques publiques seront abolies», a-t-il expliqué.

Et à une semaine du dévoilement des conclusions finales de la Commission de vérité et de réconciliation, le premier ministre s'est de nouveau engagé à mettre en oeuvre l'ensemble des 94 recommandations formulées dans le rapport préliminaire présenté en juin dernier.

La Presse Canadienne

Trudeau accueilli à bras ouverts par les chefs des Premières Nations

Publié le 9 décembre 2015

En présentant Justin Trudeau, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a multiplié les éloges et les remerciements.

©La Presse Canadienne


GATINEAU. Les chefs des Premières Nations ont réservé un accueil des plus chaleureux à Justin Trudeau qui prononçait un discours, mardi matin, devant leur assemblée.

Le nouveau premier ministre a manifestement déjà un grand capital de sympathie auprès des leaders de l'Assemblée des Premières Nations (APN), qui l'avaient invité mardi à prononcer un discours pour marquer l'ouverture de leur assemblée extraordinaire à Gatineau.

En présentant M. Trudeau, le chef national de l'APN, Perry Bellegarde, a multiplié les éloges et les remerciements, soulignant que c'était la première fois depuis de nombreuses années qu'un premier ministre du Canada s'asseyait avec les leaders de l'APN.

Il a ensuite félicité le chef libéral d'avoir nommé deux ministres autochtones – Jody Wilson-Raybould à la Justice et Hunter Tootoo aux Pêches – en insistant sur l'importance d'avoir des représentants des Premières Nations autour de la table des décisions.

Lorsqu'il a pris la parole, Justin Trudeau a commencé par dire «merci» dans plusieurs langues autochtones, provoquant des applaudissements de plus en plus nourris à chacun des remerciements qu'il prononçait.

Le premier ministre a promis que son gouvernement allait travailler comme un partenaire «à part entière» et tâcher de «rebâtir la confiance entre le gouvernement canadien et les peuples autochtones» en évitant d'«imposer des solutions du haut vers le bas».

La salle s'est levée d'un bond lorsqu'il a réitéré son intention de mettre sur pied une enquête sur les quelque 1200 femmes autochtones disparues ou assassinées, qui a commencé à prendre forme avec l'annonce, mardi, du déclenchement d'une première phase.

«Nous avons fait de cette enquête une priorité pour notre gouvernement parce que ceux qui ont été touchés par cette tragédie nationale ont suffisamment attendu», a fait valoir M. Trudeau.

«Les victimes méritent d'obtenir justice, et leurs familles, une opportunité de faire leur deuil et d'être entendues», a-t-il enchaîné, précisant que le processus en vue de la mise en place de cette investigation était déjà entamé.

Le chef libéral a signalé que le plafond de 2% d'augmentation pour le financement des programmes des Premières Nations serait aboli dès le premier budget fédéral.

Les libéraux reverront également de fond en comble la législation «imposée unilatéralement aux peuples autochtones par le gouvernement précédent», a de nouveau promis Justin Trudeau.

«Les mesures qui entrent en conflit avec vos droits, qui sont incompatibles avec les principes de bonne gouvernance ou celles qui n'ont tout simplement aucun sens sur le plan des politiques publiques seront abolies», a-t-il expliqué.

Et à une semaine du dévoilement des conclusions finales de la Commission de vérité et de réconciliation, le premier ministre s'est de nouveau engagé à mettre en oeuvre l'ensemble des 94 recommandations formulées dans le rapport préliminaire présenté en juin dernier.

La Presse Canadienne