Rencontre au sommet pour les ministres des Finances

Publié le 22 décembre 2015

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, aux côtés du ministre des Finances, Bill Morneau.

©La Presse Canadienne

OTTAWA. Les ministres des Finances des provinces et des territoires sont ressortis satisfaits de leur rencontre avec leur homologue au fédéral, Bill Morneau, lundi après-midi.

Il a été convenu lors de cette réunion que le fédéral ne bougerait pas avant environ un an dans le dossier de la réforme du régime de retraite, histoire de prendre le temps de mener des consultations, a précisé M. Morneau en point de presse.

Le Québec, qui s'est doté de son propre régime de retraite, s'est dit ouvert à procéder à des modifications «ciblées», a pour sa part spécifié le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao.

Les sujets de discussion ne manquaient pas pour cette première rencontre entre le ministre Morneau et ses partenaires provinciaux et territoriaux.

Il a notamment été question de dépenses dans les infrastructures et de l'Allocation canadienne aux enfants que les libéraux ont promis de mettre sur pied pendant la campagne électorale.

La rencontre a également été l'occasion de faire le point sur la difficile réalité économique canadienne à laquelle est confronté le nouveau gouvernement libéral, alors que les finances du pays sont mises à mal par la dégringolade des prix de l'énergie.

La veille, alors que les ministres convergeaient vers Ottawa, le ministère fédéral des Finances informait les provinces et les territoires du montant qu'ils toucheront en paiements de transferts pour la prochaine année financière.

Avec ses 21,4 milliards $ – dont 10,3 milliards $ en péréquation – pour 2016-2017, le Québec arrive en tête de peloton, une situation que le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a qualifiée de «gênante» sur les réseaux sociaux.

Le ministre Leitao n'a pas voulu tomber dans les caractérisations, vantant plutôt les mérites du système canadien en matière de péréquation, «une composante très efficace du fédéralisme fiscal canadien», selon lui.

«Quand on compare à ce qui s'est passé dans d'autres fédérations ou dans d'autres régimes comme le nôtre, par exemple en 2008-2009, un des facteurs qui a contribué à aggraver la crise financière dans l'Union européenne, c'est justement l'absence d'une formule de transfert parmi les composantes de la fédération», a-t-il illustré.

«Nous avons ça au Canada, et je peux vous dire que ça a bien fonctionné jusqu'à maintenant», a conclu M. Leitao.

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