Le gouvernement Couillard veut adapter l'immigration à l'emploi

Publié le 2 décembre 2015

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil.

©La Presse Canadienne

QUÉBEC. La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, a réaffirmé mercredi son ambition d’arrimer l’immigration aux besoins du marché du travail, sans toutefois dévoiler toutes les facettes de sa stratégie.

Elle a déposé un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale, ce qui, selon elle, constitue le «premier jalon» de sa «vaste réforme» déjà annoncée et qui pourrait entrer en vigueur dans les «premiers mois» de 2017.

«Nous travaillons très fort sur les compétences, a-t-elle affirmé, en point de presse. Ce n’est pas parce qu’un (candidat) détient un doctorat dans un domaine quelconque que c’est (automatiquement) un candidat de choix.»

Parmi les candidats ayant présenté une déclaration d’intérêt, Québec désire sélectionner ceux ayant déjà une offre d’emploi validée, un profil professionnel en demande ainsi qu’une reconnaissance totale ou partielle de leurs compétences.

Selon Mme Weil, la plupart de ces candidats sont actuellement des étudiants venus de l’extérieur ainsi que des travailleurs étrangers.

«C’est une voie très intéressante pour l’immigration, a-t-elle dit. Ils ont déjà un emploi et maîtrisent le français.»

Néanmoins, la ministre de l’Immigration n’a pas dévoilé clairement l’ensemble des modalités visant à confirmer les compétences détenues par les candidats concernés.

Sa réponse a été similaire lorsqu’elle a été questionnée quant à savoir si la réforme proposée entraînerait une augmentation à terme du nombre d’immigrants ainsi qu’un changement en ce qui a trait à leur lieu d’origine.

En 2015, le nombre total des nouveaux arrivants devrait osciller entre 48 200 et 50 800 personnes, selon le plus récent Plan d’immigration du Québec. Actuellement, l’Afrique constitue le principal bassin de recrutement de la province.

«Ce qu'on cherche va venir dans la politique ainsi que la stratégie d'action, a dit Mme Weil. On change nos façons de faire pour regarder partout dans le monde ainsi que pour avoir la diversité que l'on cherche.»

Si Québec désire mettre l'accent sur les compétences, la ministre de l'Immigration a assuré que les critères de sélection à l'égard de la maîtrise du français n'allaient pas devenir moins importants. À leur arrivée au Québec, un peu moins de la moitié des immigrants ne connaissent pas un mot de français.

La Presse Canadienne

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Publié le 2 décembre 2015

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil.

©La Presse Canadienne


QUÉBEC. La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, a réaffirmé mercredi son ambition d’arrimer l’immigration aux besoins du marché du travail, sans toutefois dévoiler toutes les facettes de sa stratégie.

Elle a déposé un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale, ce qui, selon elle, constitue le «premier jalon» de sa «vaste réforme» déjà annoncée et qui pourrait entrer en vigueur dans les «premiers mois» de 2017.

«Nous travaillons très fort sur les compétences, a-t-elle affirmé, en point de presse. Ce n’est pas parce qu’un (candidat) détient un doctorat dans un domaine quelconque que c’est (automatiquement) un candidat de choix.»

Parmi les candidats ayant présenté une déclaration d’intérêt, Québec désire sélectionner ceux ayant déjà une offre d’emploi validée, un profil professionnel en demande ainsi qu’une reconnaissance totale ou partielle de leurs compétences.

Selon Mme Weil, la plupart de ces candidats sont actuellement des étudiants venus de l’extérieur ainsi que des travailleurs étrangers.

«C’est une voie très intéressante pour l’immigration, a-t-elle dit. Ils ont déjà un emploi et maîtrisent le français.»

Néanmoins, la ministre de l’Immigration n’a pas dévoilé clairement l’ensemble des modalités visant à confirmer les compétences détenues par les candidats concernés.

Sa réponse a été similaire lorsqu’elle a été questionnée quant à savoir si la réforme proposée entraînerait une augmentation à terme du nombre d’immigrants ainsi qu’un changement en ce qui a trait à leur lieu d’origine.

En 2015, le nombre total des nouveaux arrivants devrait osciller entre 48 200 et 50 800 personnes, selon le plus récent Plan d’immigration du Québec. Actuellement, l’Afrique constitue le principal bassin de recrutement de la province.

«Ce qu'on cherche va venir dans la politique ainsi que la stratégie d'action, a dit Mme Weil. On change nos façons de faire pour regarder partout dans le monde ainsi que pour avoir la diversité que l'on cherche.»

Si Québec désire mettre l'accent sur les compétences, la ministre de l'Immigration a assuré que les critères de sélection à l'égard de la maîtrise du français n'allaient pas devenir moins importants. À leur arrivée au Québec, un peu moins de la moitié des immigrants ne connaissent pas un mot de français.

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