L'accord final de la COP21 est adopté

Publié le 12 décembre 2015

Le président de la COP21, Laurent Fabius, au centre, le Secrétaire général à l'UNO Ban Ki-moon, et le président français, Francois Hollande. (AP Photo/Francois Mori)

Après près de deux semaines de tractations intenses, les 195 États réunis à Paris ont accepté sans objection samedi soir un accord «historique» sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES), au terme de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP21.

C’est la première fois que tous les pays s’entendent sur cet enjeu, alors que depuis plus de 20 ans, l’ONU tente en effet de les convaincre de se concerter pour réduire leurs émissions, qui contribuent au réchauffement de la planète, selon le consensus scientifique.

L’accord conclu représente un tour de force pour le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui présidait la Conférence.

À la surprise générale, au début d’une plénière attendue depuis le début de la journée et qui tardait encore pourtant à se mettre en branle, M. Fabius, a invité la COP21 à adopter le document, tout à fait banalement et sans aucune objection. Il a ainsi signé sa victoire, devant l’assemblée qui l’a ensuite acclamé.

«Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n’entends pas d’objection, l’Accord de Paris pour le climat est accepté», a-t-il déclaré avant d’être enterré sous les applaudissements.

C’est une grande victoire pour la diplomatie française qui voulait à tout prix éviter l’échec de la conférence précédente à Copenhague en démontrant que les négociations multilatérales peuvent fonctionner.

Mais c’est aussi une victoire pour la diplomatie canadienne du jeune gouvernement Trudeau, qui y a fait un de ses premiers tours de piste, qui a joué sa partie et qui voulait marquer une rupture avec le précédent gouvernement Harper hostile à ce genre d’exercice.

La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, avait même été choisie comme facilitatrice pour rapprocher les parties par Lauren Fabius.

Samedi soir, peu après l’acceptation de l’accord, tandis que la plénière se poursuivait, la porte-parole de la ministre a fait savoir qu’elle était «aux anges» devant l’issue de ce sommet fatidique.

La Presse Canadienne 

En manchette

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Le président de la COP21, Laurent Fabius, au centre, le Secrétaire général à l'UNO Ban Ki-moon, et le président français, Francois Hollande. (AP Photo/Francois Mori)


Après près de deux semaines de tractations intenses, les 195 États réunis à Paris ont accepté sans objection samedi soir un accord «historique» sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES), au terme de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP21.

C’est la première fois que tous les pays s’entendent sur cet enjeu, alors que depuis plus de 20 ans, l’ONU tente en effet de les convaincre de se concerter pour réduire leurs émissions, qui contribuent au réchauffement de la planète, selon le consensus scientifique.

L’accord conclu représente un tour de force pour le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui présidait la Conférence.

À la surprise générale, au début d’une plénière attendue depuis le début de la journée et qui tardait encore pourtant à se mettre en branle, M. Fabius, a invité la COP21 à adopter le document, tout à fait banalement et sans aucune objection. Il a ainsi signé sa victoire, devant l’assemblée qui l’a ensuite acclamé.

«Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n’entends pas d’objection, l’Accord de Paris pour le climat est accepté», a-t-il déclaré avant d’être enterré sous les applaudissements.

C’est une grande victoire pour la diplomatie française qui voulait à tout prix éviter l’échec de la conférence précédente à Copenhague en démontrant que les négociations multilatérales peuvent fonctionner.

Mais c’est aussi une victoire pour la diplomatie canadienne du jeune gouvernement Trudeau, qui y a fait un de ses premiers tours de piste, qui a joué sa partie et qui voulait marquer une rupture avec le précédent gouvernement Harper hostile à ce genre d’exercice.

La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, avait même été choisie comme facilitatrice pour rapprocher les parties par Lauren Fabius.

Samedi soir, peu après l’acceptation de l’accord, tandis que la plénière se poursuivait, la porte-parole de la ministre a fait savoir qu’elle était «aux anges» devant l’issue de ce sommet fatidique.

La Presse Canadienne