Garderies: Charbonneau minimise les conséquences

Publié le 27 novembre 2015

©TC Media - Archives, Denis Germain

POLITIQUE. La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a accusé les groupes de garderies de semer la panique en affirmant que des compressions entraîneraient des mises à pieds dans leurs établissements.

Mme Charbonneau a affirmé vendredi que la révision du mode de financement des services de garde ne menaçait pas les postes d'éducatrices.

La ministre a affirmé que la norme qui établit le nombre d'enfants confiés à chaque éducatrice n'est pas en cause.

Mme Charbonneau a pointé vers des surplus accumulés par les établissements, qu'elle estime actuellement à 360 M$.

Après des compressions de 74 M$ l'an dernier, le gouvernement a entrepris des discussions avec les représentants des services de garde afin de dégager des économies de 120 M$ l'an prochain.

Jeudi, les regroupements des services de garde ont affirmé que des compressions du gouvernement de l'ordre de 320 M$ pourraient être imposées aux services de garde, compromettant environ 5000 emplois.

En point de presse, Mme Charbonneau a affirmé que les regroupements ont exagéré.

«Vous avez eu droit à un scénario extraordinaire d'associations qui veulent faire une panique générale mais il n'y a pas d'éducatrice ou d'éducateur qui sont menacés, les ratios ne sont pas menacés«, a-t-elle dit.

En Chambre, Mme Charbonneau a également accusé l'opposition péquiste de vouloir alarmer les parents et le personnel des services de garde.

«Aucun éducateur ou éducatrice ne sera mis à pied avec les ratios qu'on a maintenant, a-t-elle dit. Donc, la campagne de peur que fait mon collègue en ce moment pour <@Ri>instabiliser<@$p> les familles et les éducateurs, éducatrices devrait cesser maintenant.»

La députée de Québec solidaire Françoise David a déclaré que la ministre veut mettre en place un nouveau calcul du financement en ne tenant compte que des garderies dont le service est de moins bonne qualité.

«Ce que la ministre en fait est en train de faire, c'est de construire un réseau qui est basé sur la catégorie des garderies les moins performantes, celle où les éducatrices sont les moins bien payées, celle où les plaintes sont les plus nombreuses», a-t-elle dit.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau s'est opposé à la possibilité qu'une norme établie à partir du tiers des établissements dont les coûts sont les plus bas serve à déterminer le financement reçu par chacun.

«Je ne pense pas que ce soit un indice qui soit uniquement satisfaisant», a-t-il dit.

Le député caquiste François Bonnardel a plaidé pour un ménage dans la bureaucratie qui n'aura pas d'impact sur les services.

La Presse Canadienne

En manchette

Loi 76 sur le transport en commun: Une nouvelle taxe pour les automobilistes

TRANSPORT. Les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devront payer une nouvelle taxe de 45$ sur l’immatriculation afin de financer le transport en commun. Cette somme est établie dans la loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, adoptée le 19 mai.

Le CISSS revoit l'implantation de deux maisons de naissances

SANTÉ. Le Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Est (CISSSME) renvoie à la case départ le déploiement de maisons de naissances dans la région. Alors que le plan de l'ancienne Agence de la santé prévoyait deux maisons de naissances sur le territoire de Longueuil et Saint-Hyacinthe, la mise en place du CISSSME remet en question les projections initiales.

Garderies: Charbonneau minimise les conséquences

Publié le 27 novembre 2015

©TC Media - Archives, Denis Germain


POLITIQUE. La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a accusé les groupes de garderies de semer la panique en affirmant que des compressions entraîneraient des mises à pieds dans leurs établissements.

Mme Charbonneau a affirmé vendredi que la révision du mode de financement des services de garde ne menaçait pas les postes d'éducatrices.

La ministre a affirmé que la norme qui établit le nombre d'enfants confiés à chaque éducatrice n'est pas en cause.

Mme Charbonneau a pointé vers des surplus accumulés par les établissements, qu'elle estime actuellement à 360 M$.

Après des compressions de 74 M$ l'an dernier, le gouvernement a entrepris des discussions avec les représentants des services de garde afin de dégager des économies de 120 M$ l'an prochain.

Jeudi, les regroupements des services de garde ont affirmé que des compressions du gouvernement de l'ordre de 320 M$ pourraient être imposées aux services de garde, compromettant environ 5000 emplois.

En point de presse, Mme Charbonneau a affirmé que les regroupements ont exagéré.

«Vous avez eu droit à un scénario extraordinaire d'associations qui veulent faire une panique générale mais il n'y a pas d'éducatrice ou d'éducateur qui sont menacés, les ratios ne sont pas menacés«, a-t-elle dit.

En Chambre, Mme Charbonneau a également accusé l'opposition péquiste de vouloir alarmer les parents et le personnel des services de garde.

«Aucun éducateur ou éducatrice ne sera mis à pied avec les ratios qu'on a maintenant, a-t-elle dit. Donc, la campagne de peur que fait mon collègue en ce moment pour <@Ri>instabiliser<@$p> les familles et les éducateurs, éducatrices devrait cesser maintenant.»

La députée de Québec solidaire Françoise David a déclaré que la ministre veut mettre en place un nouveau calcul du financement en ne tenant compte que des garderies dont le service est de moins bonne qualité.

«Ce que la ministre en fait est en train de faire, c'est de construire un réseau qui est basé sur la catégorie des garderies les moins performantes, celle où les éducatrices sont les moins bien payées, celle où les plaintes sont les plus nombreuses», a-t-elle dit.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau s'est opposé à la possibilité qu'une norme établie à partir du tiers des établissements dont les coûts sont les plus bas serve à déterminer le financement reçu par chacun.

«Je ne pense pas que ce soit un indice qui soit uniquement satisfaisant», a-t-il dit.

Le député caquiste François Bonnardel a plaidé pour un ménage dans la bureaucratie qui n'aura pas d'impact sur les services.

La Presse Canadienne