L'équilibre budgétaire au prix d'une «austérité sévère», estime le PQ

Publié le 26 novembre 2015

Le porte-parole péquiste aux finances, Nicolas Marceau.

©La Presse Canadienne

FINANCES. L'opposition officielle n'a pas tardé à réagir, hier, à la suite de la présentation de la mise à jour économique du ministre des Finances Carlos Leitao.

Selon le Parti québécois, l'équilibre budgétaire est en voie d'être atteint au prix d'une «austérité sévère» et d'une hausse de 1500$ du fardeau fiscal moyen des particuliers.

Le porte-parole péquiste aux finances, Nicolas Marceau (photo), a fait remarquer que le ratio de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB) a augmenté, ce qui signifie «la détérioration de la santé des finances publiques».

Cela est attribuable à la mauvaise performance économique du gouvernement, une «croissance très lente», a déploré M. Marceau. Les compressions ont ralenti l'économie, les politiques d'austérité du gouvernement sont donc «autodestructrices», a fait valoir le député de Rousseau, en conférence de presse.

De son côté, la Coalition avenir Québec plaide aussi que le retour prévu à l'équilibre budgétaire se fait sur le dos des contribuables, en raison des hausses de taxes et de tarifs.

«On ne peut pas faire confiance à ce ministre des Finances», a affirmé le député caquiste de Granby, François Bonnardel, qui a soutenu que le plan économique du gouvernement est une «honte».

Québec solidaire a vivement condamné la faiblesse du réinvestissement en éducation, au moment où Québec veut réduire, d'une autre main, de 120 M$ le financement des garderies subventionnées.

Selon Amir Kahdir, le gouvernement prend les gens pour des «dupes». Un point positif, cependant: les manifestations pour protéger les écoles ont fait reculer les libéraux. «Le travail de mobilisation des parents et des professeurs a quand même eu un effet, parce que ce gouvernement était aveugle aux dégâts causés par ses politiques d'austérité. Il est obligé d'accepter que ça fait très, très mal au réseau public», a-t-il dit.

La Presse Canadienne

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©La Presse Canadienne


FINANCES. L'opposition officielle n'a pas tardé à réagir, hier, à la suite de la présentation de la mise à jour économique du ministre des Finances Carlos Leitao.

Selon le Parti québécois, l'équilibre budgétaire est en voie d'être atteint au prix d'une «austérité sévère» et d'une hausse de 1500$ du fardeau fiscal moyen des particuliers.

Le porte-parole péquiste aux finances, Nicolas Marceau (photo), a fait remarquer que le ratio de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB) a augmenté, ce qui signifie «la détérioration de la santé des finances publiques».

Cela est attribuable à la mauvaise performance économique du gouvernement, une «croissance très lente», a déploré M. Marceau. Les compressions ont ralenti l'économie, les politiques d'austérité du gouvernement sont donc «autodestructrices», a fait valoir le député de Rousseau, en conférence de presse.

De son côté, la Coalition avenir Québec plaide aussi que le retour prévu à l'équilibre budgétaire se fait sur le dos des contribuables, en raison des hausses de taxes et de tarifs.

«On ne peut pas faire confiance à ce ministre des Finances», a affirmé le député caquiste de Granby, François Bonnardel, qui a soutenu que le plan économique du gouvernement est une «honte».

Québec solidaire a vivement condamné la faiblesse du réinvestissement en éducation, au moment où Québec veut réduire, d'une autre main, de 120 M$ le financement des garderies subventionnées.

Selon Amir Kahdir, le gouvernement prend les gens pour des «dupes». Un point positif, cependant: les manifestations pour protéger les écoles ont fait reculer les libéraux. «Le travail de mobilisation des parents et des professeurs a quand même eu un effet, parce que ce gouvernement était aveugle aux dégâts causés par ses politiques d'austérité. Il est obligé d'accepter que ça fait très, très mal au réseau public», a-t-il dit.

La Presse Canadienne