Ralph Goodale estime qu'il n'y a pas de raison de relever le niveau d'alerte

Publié le 18 novembre 2015

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

©La Presse Canadienne

OTTAWA. Il n'y a pas de raison de relever le niveau d'alerte du Canada, même dans la foulée des attaques meurtrières à Paris la semaine dernière, a dit le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Le ministre est arrivé à la conférence de presse — accompagné des responsables clés de la sécurité au pays — pour rassurer les Canadiens que les autorités étaient particulièrement vigilantes et qu'elles faisaient tout en leur pouvoir pour protéger la population.

Le niveau d'alerte est resté à moyen depuis le mois d'octobre 2014.

Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Coulombe et le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Bob Paulson ont dit qu'ils n'avaient trouvé aucun lien concernant le Canada dans ces attentats qui ont frappé Paris, vendredi. Les attentats revendiqués par le groupe armé État islamique ont tué au moins 129 personnes et blessé des centaines d'autres.

Les autorités ont également souligné que les milliers de réfugiés syriens que le Canada s'est engagé à accueillir d'ici la fin de l'année seraient soumis à des contrôles de sécurité approfondis.

M. Goodale a appelé les gens à être alertes, mais affirme que le pays demeure généralement sécuritaire et paisible.

Le ministre a également demandé aux Canadiens d'être solidaires. Il a déploré les gestes ciblant des communautés culturelles, faisant vraisemblablement référence à l'incendie d'une mosquée et à l'agression d'une femme voilée en Ontario.

«Il est maintenant venu le temps plus que jamais de soutenir nos concitoyens. Nous devons démontrer aux autres et au monde nos valeurs de diversité et d'inclusion», a déclaré M. Goodale.

«Les Canadiens vont se tenir ensemble et feront face à ces moments avec savoir-faire, détermination, courage et force. Les terroristes ne changeront pas nos valeurs ou la qualité de vie des Canadiens. Dans les jours à venir, nous allons continuer de prendre toutes les mesures pour garder les Canadiens en sécurité, et de le faire d'une manière qui respecte notre caractère national», a-t-il dit.

La GRC collabore avec les autorités françaises et d'autres forces de sécurité à travers le monde pour aider «où nous le pouvons», a déclaré Bob Paulson.

Les autorités françaises par l'entremise d'Interpol et des agents de liaison de la GRC à Paris, ont fourni des empreintes digitales, de l'ADN et des données biographiques liés aux attaques pour des vérifications dans des bases de données canadiennes, a-t-il ajouté. 

«L'ensemble des vérifications faites jusqu'à maintenant ont été négatives», a-t-il indiqué.

Michel Coulombe a déclaré que le SCRS était impliqué dans la planification de la sélection des milliers de réfugiés syriens, affirmant que «les mesures en place étaient solides».

M. Goodale a promis que les contrôles effectués par les organismes canadiens seraient minutieux. «Nous voulons nous assurer que la qualité du travail de sécurité au bout du compte est solide et efficace», a dit le ministre.

Le gouvernement libéral a promis de réécrire ce qu'il appelle les «éléments problématiques» du projet de loi antiterroriste C-51 présenté par les conservateurs après deux attaques de «loups solitaires» au pays à l'endroit de militaires.

Par exemple, le nouveau gouvernement prévoit d'assurer que tous les mandats du SCRS respectent la Charte des droits et libertés. Cela impliquerait d'abandonner de nouvelles dispositions accordant au service d'espionnage — sous l'approbation d'un juge — des tactiques de perturbation de complots terroristes qui enfreindraient la charte.

M. Goodale a réitéré la promesse du gouvernement de tenir «une consultation publique ouverte avec les Canadiens sur la façon d'obtenir la combinaison gagnante entre les mesures de sécurité et la défense des valeurs et des libertés canadiennes».

«Et il n'y a pas de contradiction entre ces deux éléments», a-t-il martelé.

La Presse Canadienne

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Publié le 18 novembre 2015

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

©La Presse Canadienne


OTTAWA. Il n'y a pas de raison de relever le niveau d'alerte du Canada, même dans la foulée des attaques meurtrières à Paris la semaine dernière, a dit le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Le ministre est arrivé à la conférence de presse — accompagné des responsables clés de la sécurité au pays — pour rassurer les Canadiens que les autorités étaient particulièrement vigilantes et qu'elles faisaient tout en leur pouvoir pour protéger la population.

Le niveau d'alerte est resté à moyen depuis le mois d'octobre 2014.

Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Coulombe et le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Bob Paulson ont dit qu'ils n'avaient trouvé aucun lien concernant le Canada dans ces attentats qui ont frappé Paris, vendredi. Les attentats revendiqués par le groupe armé État islamique ont tué au moins 129 personnes et blessé des centaines d'autres.

Les autorités ont également souligné que les milliers de réfugiés syriens que le Canada s'est engagé à accueillir d'ici la fin de l'année seraient soumis à des contrôles de sécurité approfondis.

M. Goodale a appelé les gens à être alertes, mais affirme que le pays demeure généralement sécuritaire et paisible.

Le ministre a également demandé aux Canadiens d'être solidaires. Il a déploré les gestes ciblant des communautés culturelles, faisant vraisemblablement référence à l'incendie d'une mosquée et à l'agression d'une femme voilée en Ontario.

«Il est maintenant venu le temps plus que jamais de soutenir nos concitoyens. Nous devons démontrer aux autres et au monde nos valeurs de diversité et d'inclusion», a déclaré M. Goodale.

«Les Canadiens vont se tenir ensemble et feront face à ces moments avec savoir-faire, détermination, courage et force. Les terroristes ne changeront pas nos valeurs ou la qualité de vie des Canadiens. Dans les jours à venir, nous allons continuer de prendre toutes les mesures pour garder les Canadiens en sécurité, et de le faire d'une manière qui respecte notre caractère national», a-t-il dit.

La GRC collabore avec les autorités françaises et d'autres forces de sécurité à travers le monde pour aider «où nous le pouvons», a déclaré Bob Paulson.

Les autorités françaises par l'entremise d'Interpol et des agents de liaison de la GRC à Paris, ont fourni des empreintes digitales, de l'ADN et des données biographiques liés aux attaques pour des vérifications dans des bases de données canadiennes, a-t-il ajouté. 

«L'ensemble des vérifications faites jusqu'à maintenant ont été négatives», a-t-il indiqué.

Michel Coulombe a déclaré que le SCRS était impliqué dans la planification de la sélection des milliers de réfugiés syriens, affirmant que «les mesures en place étaient solides».

M. Goodale a promis que les contrôles effectués par les organismes canadiens seraient minutieux. «Nous voulons nous assurer que la qualité du travail de sécurité au bout du compte est solide et efficace», a dit le ministre.

Le gouvernement libéral a promis de réécrire ce qu'il appelle les «éléments problématiques» du projet de loi antiterroriste C-51 présenté par les conservateurs après deux attaques de «loups solitaires» au pays à l'endroit de militaires.

Par exemple, le nouveau gouvernement prévoit d'assurer que tous les mandats du SCRS respectent la Charte des droits et libertés. Cela impliquerait d'abandonner de nouvelles dispositions accordant au service d'espionnage — sous l'approbation d'un juge — des tactiques de perturbation de complots terroristes qui enfreindraient la charte.

M. Goodale a réitéré la promesse du gouvernement de tenir «une consultation publique ouverte avec les Canadiens sur la façon d'obtenir la combinaison gagnante entre les mesures de sécurité et la défense des valeurs et des libertés canadiennes».

«Et il n'y a pas de contradiction entre ces deux éléments», a-t-il martelé.

La Presse Canadienne