7 juillet 2017
Des producteurs bio guidés par les principes
Par: Denis Bélanger

Plusieurs entrepreneurs de la région adhèrent à la norme biologique par principe et souci d’une saine alimentation.
 

La copropriétaire de l’épicerie l’Eau Vive à Mont-Saint-Hilaire, Nelly Vidal, s’est tournée vers le bio pour des raisons de santé. Son entreprise a depuis le 15 juin 2004 la certification biologique, nécessaire pour la vente de produits en vrac. «J’avais moi-même une santé précaire, je cherchais à comprendre ce qui se passait. J’ai été élevée par un père agriculteur qui utilisait une grande quantité de pesticides.»

Les propriétaires des Jardins Bethel de Mont-Saint-Hilaire, spécialisés dans les pousses de légumes, partagent la même philosophie que Mme Vidal. «Ça fait 40 ans que nous sommes dans le bio (20 ans à Mont-Saint-Hilaire). Il faut y croire pour se lancer dans le bio, puisqu’il y a toute sorte de contrôles et de contraintes. Mais tout ce qui est chimique n’est pas bon pour la santé.»

De son côté, la Ferme Teasdsale & fils de Saint-Mathieu-de-Beloeil détient une certification biologique pour l’élevage de poulets depuis trois ans. «Pour le poulet biologique, on n’utilise aucun médicament, hormone de croissance ou autre», explique le propriétaire, Normand Teasdale, qui possède son exploitation agricole avec sa conjointe depuis plus de 30 ans. «Nous sommes très limités dans les produits que nous pouvons utiliser pour nettoyer les poulaillers. Les poulets mangent aussi uniquement de la moulée biologique. Les poulets doivent aussi avoir accès à l’extérieur.»

M. Teasdale ne regrette pas le virage bio et aimerait bien un jour l’étendre à ses champs de grandes cultures, qui demeurent pour l’instant conventionnelles. Pour obtenir la certification biologique, les grandes cultures doivent déjà être exploitées selon les règles bios depuis 36 mois. «On s’est aperçu qu’il y avait une demande de plus en plus grande pour le poulet biologique. Nous avions aussi le souci d’offrir aux consommateurs un produit de plus grande qualité et plus près de la nature, poursuit M. Teasdale. Le défi est plus grand. Le taux de mortalité est un peu plus élevé et le nombre d’oiseaux élevé est plus bas. Les coûts sont plus élevés, mais on réussit à le vendre un peu plus cher. Et le goût est le meilleur.»

 

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