7 juillet 2017
Bruno Gervais le jeune retraité
Par: Denis Bélanger
Bruno Gervais le jeune retraité

Bruno Gervais le jeune retraité

Une nouvelle vie commence pour l’ancien défenseur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Bruno Gervais. Ayant décidé d’accrocher les patins pour de bon, le résident de Saint-Mathieu-de-Beloeil veut prendre le temps de profiter des petites choses de la vie avant de se tourner vers une deuxième carrière.

 

Des cases blanches dans son agenda et des samedis soirs tranquilles, ça fait longtemps que le hockeyeur de 32 ans n’a pas connu ça. «On est parti 8 mois par année de la maison, puis l’été on est occupé pour voir tout notre monde. À titre d’exemple, il y a des cadres qui ne sont pas encore accrochés au mur. Là, je veux prendre le temps de bien m’installer. Je vais profiter de mes vacances. Il y a de beaux projets pour moi.»

Gervais ne vise pas à court terme un rôle ou une fonction reliée au hockey, du moins pour le moment. «Il sera impossible pour moi de rester complètement détaché du hockey. Je n’étais toutefois pas prêt à faire le saut immédiatement avec une équipe», poursuit celui qui a grandi notamment à Mont-Saint-Hilaire.

Repêché en 6e ronde (183e rang au total) par les Islanders de New York, Bruno Gervais aura joué 418 matchs dans le circuit Bettman, dont 330 avec les Islanders, de 2005 à 2011. Il a par la suite joué avec le Lightning de Tampa Bay en 2011-2012 et les Flyers de Philadelphie lors de la saison 2012-2013, écourtée par un conflit de travail. La rencontre du 13 avril 2013, contre les Sénateurs d’Ottawa, aura été sa dernière dans la LNH. Il a évolué pendant deux campagnes dans la Ligue américaine de hockey (LAH) avant de s’expatrier en Europe pour porter l’uniforme des Polar Bears de Berlin. Déjà, l’été dernier, il se doutait bien que la fin approchait pour lui.

«J’ai eu une belle carrière, même si j’ai eu des malchances. Durant la saison 2015-2016 avec Berlin, j’ai subi une déchirure au ligament gauche. C’était la sixième opération que je subissais au bas du corps. J’étais rendu au point de me demander quel genre de qualité de vie je voulais avoir plus tard. Parmi les autres choses à prendre en considération, il y a le fait que nous attendons notre troisième enfant. En m’entraînant pour préparer la saison, j’avais le pressentiment que je terminerais ma carrière à la fin de la campagne. Évidemment, cela n’a pas été une décision facile.»

6e camp de hockey

Bruno Gervais montre toutefois déjà de l’intérêt pour l’enseignement avec la tenue cette semaine de la 6e édition de son Camp Élite. Se terminant le 7 juillet, le camp a commencé lundi au Complexe sportif Sportscene de Mont-Saint-Hilaire. «Pour moi, c’était l’endroit où faire ça. C’était l’aréna où j’ai joué mon hockey mineur.»

S’adressant essentiellement à des défenseurs de 10 à 16 ans, ainsi qu’à quelques gardiens, le camp enseigne aux joueurs les choses que les entraîneurs n’ont pas le temps de mettre l’accent durant la saison. Voulant créer une atmosphère intimiste, le camp accueille une trentaine de joueurs. «Je veux un ratio de 4 joueurs pour un entraîneur. Le camp comportera, entre autres, seulement une heure et demie d’entraînement sur glace, ainsi que des conférences.»

Plusieurs hommes de hockey appuieront Bruno Gervais durant son camp, notamment Martin Beaudoin, ancien entraîneur dans les rangs atome, ainsi que Mathieu Gravel, assistant-entraîneur avec les Voltigeurs de Drummondville de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

«J’ai toujours aimé travailler avec les jeunes, souligne Bruno Gervais. Ma mère enseignait à Saint-Hyacinthe et j’allais faire un tour en classe pour rencontrer les élèves. La fondation que j’ai formée avec Maxime Talbot était aussi orientée sur des activités jeunesse. C’est le fun de pouvoir partager des connaissances avec eux et les commentaires que je reçois sont toujours positifs.»

Toujours proche des Gaulois

Rappelons que Bruno Gervais a porté les couleurs des Gaulois de Saint-Hyacinthe (anciennement Antoine-Girouard) dans le midget AAA lors de la saison 2000-2001. Il a conservé des liens solides avec plusieurs anciens membres de l’organisation, dont le gardien de but Éric Fournier, un des partenaires du camp d’été. Bruno Gervais converse aussi régulièrement avec le gouverneur de l’équipe, Yves Sansfaçon, aussi directeur général du Complexe sportif Sportscene de Mont-Saint-Hilaire.

Gervais se souvient encore de l’ambiance qui régnait à Saint-Hyacinthe lors des séries éliminatoires. «J’ai fait tout mon secondaire à Antoine-Girouard et c’était quelque chose à ma dernière année de pouvoir jouer pour l’équipe des Gaulois. L’aréna LP. Gaucher était remplis pour le dernier match de la série nous opposant aux Cantonniers de Magog.»

 

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